Fès : Installation des membres du Conseil supérieur

Fès : Installation des membres du Conseil supérieur

C’est un organe de gouvernance clé de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains

L’une des principales missions de cet organe est d’unifier et coordonner les efforts des ouléma musulmans, au Maroc et dans les autres Etats africains, en vue de faire connaître les valeurs de l’Islam tolérant, de les diffuser et de les consolider.

C’est un événement qui fera date. Les membres du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains ont été installés mardi dernier à Fès. En effet, le Conseil supérieur est un organe de gouvernance clé de la Fondation. Il est notamment chargé, conformément à l’article 12 du dahir n°1-15-75 du 7 Ramadan 1436 (24 juin 2015) portant création de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, des affaires générales de la Fondation. Dans ce sens, le Conseil délibère sur toutes les questions qui intéressent la Fondation et prend toutes les décisions à même de lui permettre la réalisation de ses objectifs comme la définition des orientations générales de la Fondation, l’étude et l’approbation du programme d’action annuel, du projet du budget et du projet du règlement intérieur de la Fondation.

Il étudie également les affaires qui lui sont soumises par le président de la Fondation, les candidatures des nouveaux membres qu’il soumet au président de la Fondation, et approuve le rapport annuel des activités de la Fondation et le rapport financier. Il prend aussi connaissance du rapport établi par l’expert-comptable sur la situation comptable de la Fondation. En plus du président délégué de la Fondation en qualité de président, le Conseil supérieur est composé de tous les membres de la Fondation. Il se réunit sur convocation de son président, au moins une fois par an et chaque fois qu’il est nécessaire. La convocation est accompagnée de l’ordre du jour de la réunion et est transmise aux membres un mois au moins avant la date de la tenue de la réunion. L’une des principales missions de cet organe est d’unifier et coordonner les efforts des ouléma musulmans, au Maroc et dans les autres Etats africains, en vue de faire connaître les valeurs de l’Islam tolérant, de les diffuser et de les consolider.

Cette institution a pour objectifs de prendre toute initiative permettant d’intégrer les valeurs religieuses de tolérance dans toute réforme à laquelle est subordonnée toute action de développement en Afrique, que ce soit au niveau du continent qu’au niveau de chaque pays, d’animer l’action intellectuelle, scientifique et culturelle en rapport avec la religion musulmane, de consolider les relations historiques qui lient le Maroc aux autres Etats africains et de veiller à leur développement. Elle œuvre également en faveur de l’institution de centres et d’établissements religieux, scientifiques et culturels, la revitalisation du patrimoine culturel islamique africain commun, en le faisant connaître et en œuvrant à sa diffusion, sa conservation et sa sauvegarde, outre l’instauration de relations de coopération avec les associations et les organismes poursuivant les mêmes objectifs. La Fondation Mohammed VI des ouléma africains se veut un espace pour l’effort d’ijtihad, afin de tirer bénéfice, de manière circonstanciée et selon les possibilités offertes, du modèle de gestion du fait religieux tel qu’initié par SM le Roi, Amir Al Mouminine, dans ses volets relatifs à la pensée, à l’encadrement et aux prestations de service.

Une fondation pour la tolérance
oulema-AfricainCette institution va participer, selon les responsables, à l’unification des actions des ouléma du Maroc et des autres Etats africains au service de l’Islam, particulièrement par la connaissance et la diffusion des valeurs de tolérance de cette religion et par l’encouragement des recherches et des études en matière de pensée et de culture islamiques.

La Fondation Mohammed VI des ouléma africains s’emploie également à préserver l’unité de la religion musulmane, à promouvoir les acquis des gens dans le domaine de la science et de la connaissance, et à protéger la foi musulmane et l’unité spirituelle des peuples africains contre tous les courants et pensées fourvoyants qui portent atteinte à la sacralité de l’Islam et à ses préceptes et desseins.

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