Fès opte pour la gestion déléguée du transport urbain

Après plusieurs années d’hésitation, la ville de Fès a finalement décidé de confier à une société privée la gestion du transport urbain, avec l’ambition de moderniser un secteur moribond et d’offrir à la population un service de qualité. Il a fallu, en effet, beaucoup de courage aux élus et aux autorités locales pour prendre cette décision stratégique, tant les enjeux sociaux et économiques sont énormes et les craintes de la population légitimes. Non seulement les 780 employés de la désormais défunte Régie autonome de transport urbain de Fès (RATF) qui craignaient pour leur avenir et celui de leurs familles, mais aussi les 80.000 étudiants et les 30 millions d’usagers annuels du bus, qui s’accrochaient à une icône de leur ville, ne voulaient surtout pas entendre parler d’une augmentation des tarifs du ticket. Inscrite plusieurs fois à l’ordre du jour des délibérations du conseil de la ville, la question de la gestion déléguée du transport urbain a toujours fait l’objet d’un désaccord profond entre les élus qui la repoussaient à chaque fois faute de consensus. Mais, si les responsables locaux ont toujours préféré un soutien au secteur plutôt que l’ouverture de l’activité au privé, la crise du transport urbain à Fès a atteint ces dernières années des proportions alarmantes qu’il fallait vite organiser les funérailles de la RATF plutôt que de continuer à privilégier des solutions de rafistolage qui coûtent cher au contribuable et qui n’apportent pas de solutions durables.

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