Fête de l’Indépendance, ou la victoire d’un Roi et de son peuple

Fête de l’Indépendance, ou la victoire  d’un Roi et de son peuple

Il y a 64 ans, le Maroc se libérait du joug colonial

Le Maroc célèbre le 64e anniversaire de son indépendance. Plus de six décennies se sont écoulées depuis la victoire marocaine contre les forces d’occupation étrangères. Une victoire qui demeure toujours vive dans les mémoires de tous les Marocains. Si le Maroc célèbre chaque année cet événement avec la même vigueur, c’est principalement pour que les générations montantes puissent se rappeler les sacrifices consentis pour recouvrir l’indépendance du pays.

Une indépendance rendue possible par la lutte d’une Monarchie et un peuple en parfaite symbiose. Ainsi, c’est avec une grande fierté que le peuple marocain et la famille de la résistance et de l’armée de libération commémorent chaque mois de novembre la Fête de l’Indépendance qui symbolise le triomphe de la volonté du Trône et du peuple dans la lutte nationale pour la liberté et l’unité. L’un des moments forts de cette libération fut sans nul doute le retour triomphal de l’exil de Feu SM Mohammed V, héros de la libération nationale, et de son compagnon de lutte, Feu SM Hassan II, ainsi que les membres de l’illustre Famille Royale. Alors que l’indépendance officielle du Maroc a été proclamée en 1956, la lutte pour cette indépendance avait commencé très tôt. Une lutte qui allait d’ailleurs franchir un nouveau palier dès les années quarante avec la présentation, le 11 janvier 1944, du Manifeste de l’Indépendance.

Dans le même sens, la visite historique de Feu SM Mohammed V à Tanger, marquée par un discours royal historique sur l’unité du Maroc, allait donner le départ, en quelque sorte, officiel de la marche pour la libération du pays du joug colonial. Face à la forte mobilisation populaire, les forces coloniales allaient commettre une grave erreur accélérant le processus de libération. En août 1953, la tension entre les occupants et la résistance marocaine a atteint son paroxysme lorsque le colonisateur a pris la décision d’exiler le symbole de la Nation, Feu SM Mohammed V, son compagnon de lutte Feu SM Hassan II et le reste de la Famille Royale. Aussitôt, une révolution allait éclater sans jamais cesser jusqu’à ce que les colons aient été bannis à jamais du territoire national. La lutte populaire s’est traduite, en effet, par la multiplication et l’extension des opérations de lutte et le lancement des opérations de l’armée de la libération. La résistance était telle que les autorités coloniales n’ont trouvé d’autres moyens que de faciliter le retour glorieux de Feu SM Mohammed V à la mère-patrie.

Après le discours de Tanger, le Sultan Mohammed Ben Youssef allait prononcer un nouveau discours synonyme d’une nouvelle étape. En effet, un discours royal a été prononcé dans la région  Sud du pays, à M’Hamid El Ghizlane plus exactement. C’est en présence de représentants des tribus du Sahara marocain que la lutte pour l’indépendance totale du territoire, tout le territoire allait passer à une autre étape avec comme objectif le recouvrement des terres marocaines spoliées au Sahara. Les victoires allaient s’enchaîner avec notamment la récupération de Tarfaya en avril 1958.

Après le décès de SM Mohammed V, le flambeau de la libération a été repris par Feu SM Hassan II pour le parachèvement de l’unité territoriale. Ainsi, Sidi Ifni est revnue à la mère-patrie en 1969 puis le reste des provinces du Sud en 1975 et enfin la province de Oued Eddahab le 14 août 1979. Avec la commémoration du 64e anniversaire de l’indépendance, le Maroc et les Marocains gardent la même mobilisation derrière SM le Roi Mohammed VI, pour hisser le Maroc parmi les nations vivant dans la prospérité et le développement, toujours selon la même symbiose qui réunit un Roi et son peuple.

Négociations

La proclamation officielle de l’indépendance du pays avait été précédée de pourparlers menés par une délégation officielle marocaine avec les autorités coloniales. En effet, ces négociations se sont déroulées dans la ville d’Aix-Les-Bains marquant ainsi le début du processus qui mena à l’indépendance du Royaume. Parmi les négociateurs français, il y avait notamment le président du conseil, Edgard Faure, le ministre des affaires étrangères, Antoine Pinay, le général Koenig, ministre de la défense nationale et des forces armées, et Pierre July, ministre des affaires marocaines et tunisiennes. La délégation marocaine comptait dans ses rangs des représentants du parti de l’Istiqlal ainsi que des membres du Parti démocratique de l’indépendance. Il s’agit notamment de Mohammed Lyazidi, Mehdi Ben Barka, Omar Ben Abdeljlil, Abderrahim Bouabid et M’hammed Boucetta. A l’issue de ces pourparlers, l’indépendance du Maroc a été proclamée permettant au pays de récupérer son territoire de la domination française au centre et espagnole au nord.

M’hamid El Ghizlane

Feu SM Mohammed V avait effectué une visite historique à M’hamid El Ghizlane le mardi 25 février 1958. Ce fut une visite historique et stratégique également car elle apportait une preuve indéfectible de la pérennité des liens d’allégeance unissant les tribus des régions sud du Royaume au Trône alaouite.

A cette occasion, un discours tout aussi historique avait été prononcé par Feu SM Mohammed V. «Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons notre action pour le retour de notre Sahara dans le cadre du respect de nos droits historiques et selon la volonté de ses habitants», avait affirmé le défunt Roi devant une foule immense venue pour l’acclamer.

«Nous accomplirons la mission que nous nous sommes engagés à remplir et qui consiste à restaurer notre passé et à édifier un avenir prospère qui permettra à tous nos sujets de connaître le bonheur et la tranquillité», avait ajouté le regretté Souverain.

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