Filière laitière : Le SOS des éleveurs producteurs

Filière laitière : Le SOS des éleveurs producteurs

Ils ont souligné l’impact dévastateur du boycott

Les éleveurs et producteurs du lait partagent leurs inquiétudes avec la tutelle. Une intervention d’urgence est demandée au gouvernement pour aider les producteurs et les éleveurs à surmonter la situation actuelle du secteur mettant en péril les équilibres des emplois, les ressources des petits agriculteurs et la stabilité de l’économie nationale. C’est d’ailleurs ce qu’a recommandé la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait (Fimalait) lors d’une réunion tenue, vendredi 1er juin, avec Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Lors de cette rencontre, les éleveurs, représentés par la Fédération nationale de producteurs de lait (Feneprol) ainsi que les professionnels de l’aval de la chaîne de valeur du secteur, organisés sous Fimalait, ont exposé la problématique liée aux difficultés d’écoulement de la production suite à la réduction des volumes de collecte de lait auprès de coopératives laitières en conséquence des appels au boycott ayant ciblé l’un des acteurs de la filière. Ces difficultés survenues subitement ont confronté les éleveurs à une rupture de collecte de lait dans plusieurs régions. «Les professionnels ont exprimé leurs vives inquiétudes et leur détresse face à cette situation et exposé les difficultés vécues sur le terrain par les éleveurs, paysans et producteurs de lait pour l’écoulement de leur production depuis la réduction par Centrale Danone de 30% de sa collecte de lait dans toutes les régions où elle opère», indique la tutelle dans ce sens.

Les participants à cette rencontre ont souligné l’impact dévastateur de cette perturbation de la chaîne de production chez les éleveurs, compromettant leurs revenus, leur capacité à rembourser leurs dettes et maintenir leurs investissements et par conséquent une baisse des revenus de toute la filière. «Outre les impacts sociaux et économiques certains, les dérives liées au circuit de l’informel, notamment le colportage, ont été soulignées pour ce qu’elles représentent comme un danger pour la santé publique et un sérieux recul des avancées enregistrées en matière d’hygiène, de normes et standards sanitaires ainsi que le risque de fraude sur la composition du lait», relève-t-on du ministère.

Les professionnels ont, par ailleurs, rappelé tous les risques qu’une commercialisation par le circuit informel représente pour la santé du consommateur, et ce compte tenu de l’absence de traitement thermique industriel du lait, facteur majeur de transmission de maladies.

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