Finances islamiques : Trois défis à relever pour les produits alternatifs au Maroc

Comme toute industrie naissante, la finance alternative au Maroc devrait relever plusieurs défis afin de pouvoir prendre de l’ampleur. C’est ce qui ressort de la dernière publication du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Ce mode de financement capable de concurrencer les moyens de financements conventionnels devrait répondre à trois facteurs. La labellisation des produits vient en premier lieu. Ainsi, le CDVM s’interroge sur l’organe qui sera en charge de certifier lesdits produits. La transparence devrait pour sa part être intégrée dans la réglementation pour assurer une meilleure information des investisseurs et des épargnants. En outre, la liquidité, élément principal qui caractérise tous les marchés de la finance islamique, devrait être inscrite en priorité. L’industrie de la finance islamique a réussi à se transformer en l’espace de 30 ans à un système de gestion financier alternatif de taille importante avec un potentiel d’expansion réel. Dans ce sens, le CDVM estime dans sa publication que «les produits islamiques autorisés par la directive de Bank Al-Maghrib ont permis l’élargissement de la panoplie des produits proposés par les banques marocaines. Ce mode de financement alternatif permettra de contribuer à une meilleure bancarisation de l’économie marocaine». Selon le Conseil, le Maroc représente un marché idéal pour le développement de la finance islamique ou sous son appellation officielle «alternative» compte tenu de la nature même de notre pays. Les différentes embûches que connaît le Royaume en termes d’épargne, la finance islamique reste une opportunité favorable pour encourager les flux d’investissements, chose qui pousserait vers une croissance rapide de plusieurs secteurs. Le CDVM identifie dans ce sens un marché fertile celui des régions du Golfe persique. De même, les produits alternatifs constitueraient un levier puissant de mobilisation et d’affectation de l’épargne, avec le renforcement de la concurrence dans le secteur financier et l’allégement des contraintes réglementaires.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *