Forte impulsion royale pour la mise en valeur des anciennes médinas

Forte impulsion royale pour la mise en valeur des anciennes médinas

2,35 MMDH pour la réhabilitation de celles de Marrakech, Essaouira, Salé, Meknès et Tétouan

SM le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à la place «Riad El Aârous» à Marrakech, la cérémonie de présentation des mesures prises pour la réalisation des projets inscrits dans le cadre du programme de valorisation de l’ancienne médina de Marrakech, ainsi que les programmes de réhabilitation et de mise en valeur des médinas de Salé, Meknès, Tétouan et Essaouira. Le Souverain a procédé, à cette occasion, au lancement du projet de réhabilitation et de restauration de l’école «Sidi Abdelaziz», pour qu’elle puisse abriter un Centre dédié au renforcement des compétences des femmes artisanes, une initiative qui traduit l’intérêt particulier qu’accorde le Souverain au secteur de l’artisanat et sa volonté d’en faire un levier de développement économique et social. Au début de la cérémonie, le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, a prononcé une allocution devant SM le Roi dans laquelle il a souligné que le programme de mise en valeur de l’ancienne médina de Marrakech (2018-2022), dont la convention de partenariat et de financement a été signée sous la présidence de SM le Roi le 14 mai 2018 à Rabat, mobilise des investissements de l’ordre de 484 millions de dirhams, dont 150 millions comme contribution du Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

Le ministre a fait savoir qu’en consécration de la politique éclairée de SM le Roi visant la préservation et le développement des anciennes médinas, les médinas de Salé, Meknès, Tétouan et Essaouira ont connu la réalisation de plusieurs projets de qualification dont l’impact diffère d’une ville à l’autre. Ainsi, les projets réalisés dans les anciennes médinas de Salé et de Meknès n’ont pas permis d’atteindre les objectifs escomptés et ceci est dû, en ce qui concerne l’ancienne médina de Salé, aux changements substantiels qu’a connus son tissu urbain et à la détérioration de plusieurs de ses monuments historiques à cause de facteurs naturels et humains, a ajouté le ministre. Pour ce qui est de la médina de Meknès, il est question de l’importance de la superficie de l’ancienne médina (275 ha) et des joyaux architecturaux et urbains dont elle regorge, a poursuivi M. Laftit, notant que la poursuite de la réhabilitation et de la valorisation des anciennes médinas de ces deux villes nécessite la mobilisation d’importants fonds.

Contrairement à cette situation, et grâce aux résultats positifs des projets de réhabilitation, réalisés ou en cours de réalisation, des anciennes médinas de Tétouan et d’Essaouira, il sera procédé à l’élaboration de deux programmes complémentaires pour la valorisation de ces médinas, leur intégration dans leur espace économique et social, et le renforcement de leur attractivité touristique. M. Laftit a relevé, dans ce sens, qu’en application des Hautes instructions royales, il a été procédé à l’élaboration de deux programmes de réhabilitation et de valorisation des anciennes médinas de Salé (900 MDH) et de Meknès (800 MDH) et de deux autres programmes complémentaires pour les anciennes médinas de Tétouan (350 MDH) et Essaouira (300 MDH). Le Souverain a, ensuite, présidé la cérémonie de signature de quatre conventions relatives aux programmes de réhabilitation et de mise en valeur des anciennes médinas de Salé, Meknès, Tétouan et Essaouira.

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