Fouad El Omari : Maire de la ville de Tanger

Fouad El Omari : Maire de la ville de Tanger

ALM : Le classement du PAM au troisième rang, lors du dernier scrutin, derrière le PJD et le RNI, a été obtenu grâce au soutien d’un grand nombre de vos sympathisants à Assilah et quelques communes rurales. Comment expliquez-vous cela ?
Fouad El Omari : La liste électorale locale du PAM a réussi à convaincre une population assez large non seulement à Assilah et dans les communes rurales mais aussi à Tanger. Les résultats obtenus y reflètent la présence du PAM malgré les attaques qu’il a subies depuis sa création. Les militants du PAM et ses sympathisants gardent toujours, aussi bien dans les milieux urbains que ruraux, une confiance dans le parti. Et notre responsabilité c’est de développer cette confiance par nos actions dans les jours à venir.     

Est-ce que la démission de certains grands noms du parti sont en quelque sorte la cause de la perte d’un nombre important de vos sympathisants en particulier à Tanger ?
Je ne sais pas de quelle démission vous parlez. Les résultats du dernier scrutin sont à mon avis objectifs pour un parti qui a à peine deux ans et qui vient de se construire et de fonder ses structures. On ne doit pas le comparer avec les partis qui ont été créés depuis des décennies.  

Ne pensez-vous pas et ce en se basant sur les résultats des dernières élections dans la circonscription Tanger-Assilah que vous aurez la tâche difficile de remporter les Communales 2012 ?
On ne peut pas mesurer les élections communales à l’aune des résultats des législatives du 25 novembre, et en même temps on ne peut pas négliger les chiffres du dernier scrutin. Devant cette situation on est obligé de changer les stratégies de travail, et de s’approcher de plus en plus des citoyens. En fin de compte, le dernier mot revient aux électeurs.   

Comment évaluez-vous votre bilan à la tête du conseil communal à quelques mois du prochain scrutin communal ?
Mon évaluation reste subjective. C’est à vous et aux citoyens que revient le jugement objectif. J’ai passé quatorze mois comme président du conseil communal. Ce n’est pas suffisant de changer énormément de choses. Mais il est vrai que le bureau communal que je préside a fourni beaucoup d’efforts et de temps pour combler les failles que les prédécesseurs ont cumulées.        

A votre avis, quelle est la cause de la crise que vit le conseil communal de Tanger et le report successif de ses sessions ?
Je crois qu’il existe des lobbies qui ont réussi à influencer une partie des conseillers communaux, et à détruire les alliances qui se sont formées lors de la restructuration du nouveau bureau communal le 30 octobre 2010. Notre stratégie de travail et d’ouverture sur tous les citoyens dérange ces lobbies, parce qu’on a commencé à mettre un terme aux actes de corruption qui se pratiquaient au sein du conseil de Tanger depuis des décennies.

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