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Hamid Chabat : «La démocratie doit triompher, sinon ce sera le chaos»

Hamid Chabat : «La démocratie doit triompher, sinon ce sera le chaos»

ALM : Vous avez, à plusieurs reprises, présenté votre programme en tant que secrétaire général de l’Istiqlal. Mais quelle sera votre attitude si vous perdez ?
Hamid Chabat : Je préfère être celui qui conduit cette étape particulière que traverse le parti. C’est mon ambition, et j’estime que l’expérience que j’ai acquise est à même d’apporter une valeur ajoutée au parti et à la patrie. C’est ce que je souhaite, mais toutefois je me soumets à la démocratie. Et j’assure les istiqlaliens, et par leur biais les Marocains, que Hamid Chabat a gagné. Nous avons, mes camarades et moi, réalisé une victoire en ayant ouvert la voie devant la consécration de la démocratie. C’était notre premier objectif, le sort de Hamid Chabat dans cette course au secrétariat général du parti vient après. Notre slogan n’est absolument pas que Hamid Chabat gagne ou ce sera le chaos. Mon principe c’est que la démocratie doit triompher, sinon c’est le chaos. Ainsi, aujourd’hui tout le monde au sein du parti s’accorde autour de ce principe. Et par là même, le défi que j’ai réussi est d’avoir consacré la démocratie interne au sein du parti. Qu’importent les résultats, je resterai un istiqlalien, soldat au service de mon pays pour défendre les principes et les constantes du parti, son unité et les intérêts de la Nation.

On lit chaque jour dans la presse que des militants qui vous soutenaient désertent votre camp pour s’allier à celui de Abdelouahed El Fassi, votre concurrent direct…
Ceci est complètement faux. De nouveaux militants rejoignent chaque jours nos rangs. Aucune instance, aucun des militants qui me soutenait n’a cessé de le faire. Je me suis présenté aux élections 4 jours avant le congrès afin de créer un climat sain de concurrence au sein du parti. Ainsi, mon influence ne cesse de s’accroître. Mes adversaires cherchent à me combattre en utilisant la rumeur, la propagande et les diffamations et non pas en optant pour un débat. A l’inverse, mon programme à moi est celui des idées, des propositions et des mesures concrètes pour renforcer le parti. La différence entre moi et Abdelouahed El Fassi se trouve dans le fait que nous sommes, moi et ceux qui me soutiennent, «Wlad chaâb» (enfants du peuple), notre puissance réside dans notre volonté d’avoir un parti fort dans un pays fort. A l’inverse, les autres  croient que leurs forces ne peuvent s’accroître que dans un parti et des institutions faibles.
   
Mais des personnes qui vous soutenaient ont assisté aux nombreuses rencontres organisées par Abdelouahed El Fassi et qui ont eu du succès…
La présence d’un nombre important d’istiqlaliens à une quelconque réunion ne signifie absolument pas la victoire ou l’échec d’un des deux candidats. Moi-même, je demande aux personnes qui me soutiennent d’aller assister aux réunions du candidat du camp adverse. Les autres ont organisé des dîners avec du saumon et des merlans et ce n’est pas parce que tout le monde a mangé chez le revendeur de poisson qu’il lui est acquis.

Que proposez-vous pour qu’il y ait une campagne propre ?
Nous avons des salles immenses dans le siège du parti qui peuvent contenir tous les militants. Ainsi, ce que je propose pour qu’il y ait une campagne propre, c’est que les 1.000 membres du conseil national organisent trois rencontres, une sorte de primaires étant donné que notre parti est suffisamment organisé pour un tel exercice. Une première où Monsieur Abdelouahed El Fassi viendra présenter son programme. Une deuxième qui me soit dédiée. Et enfin une troisième rencontre où il serait question d’une confrontation et un débat des deux programmes devant le conseil national. Comme ça, le plus convaincant sera élu lors de la session du conseil national le 22 septembre.

Un consensus est-il possible avant ?
Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte où il est question de démocratie, de concurrence saine et des valeurs du pluralisme et de la diversité des opinions. Un consensus représente pour moi un recul, un pas en arrière.

Pourquoi avez-vous renoncé à l’organisation du congrès extraordinaire de l’UGTM ?
J’avais proposé au bureau de l’UGTM d’organiser un congrès extraordinaire le 9 septembre. Le dernier conseil général de l’UGTM a conclu, après avoir débattu de ce point et examiné sa faisabilité, que la date n’est pas adéquate coïncidant avec plusieurs périodes (conseil national de l’Istiqlal, rentrée scolaire, retour des pèlerins…). Mais n’empêche que je reste attaché au fait qu’un congrès extraordinaire organisé à une date ultérieure s’impose.

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