INDH : le programme avance bien

Un premier anniversaire INDH qui se présente sous un bon signe. C’est, du moins, ce qu’a laissé entendre le Premier ministre Driss Jettou, à l’issue d’une réunion tenue mardi à Rabat pour faire le point sur l’état d’avancement du programme INDH 2005. Les chiffres avancés, en guise de premier bilan, démontrent l’opportunité de cette éminente initiative lancée par SM le Roi, lors de son mémorable discours à la nation le mercredi 18 mai 2005. Sur les 1104 projets programmés, 528 (47,8%) sont achevés, le reste, c’est-à-dire 576 projets (52,2%) sont en cours de réalisation. S’agissant des régions-cibles, l’ensemble des préfectures et provinces du Royaume est touché, sur la base d’un montant global de 600.870.432 dirhams. Les 528 projets achevés sont aussi variés que les besoins identifiés : soutien à l’accès aux services sociaux de base : 342 projets (64,8%) ; activités génératrices de revenus : 71 projets (13,5%) ; mise à niveau des centres d’accueil : 54 projets (10,2%) ; animation sociale, culturelle et sportive : 35 projets (6,6%) ; construction et équipement des centres d’accueil : 26 projets (4,9%). Le paquet a été principalement mis sur le milieu rural qui a bénéficié de 275 projets (52%), talonné par les zones urbaines avec 175 projets (33%), le reste a été globalement investi dans le programme précarité qui s’est arrogé un total de 78 projets (15%). A ce propos, les modèles de projets réalisés sont légion. Ainsi, à M’Diq-Fnideq, des femmes au foyer peuvent désormais avoir accès aux métiers d’artisanat céramique. Ce projet, concrétisé en partenariat avec l’Association de la Femme libre et la délégation de la Santé, a coûté une somme de l’ordre de 60 000 dhs ; il en va de même pour les triporteurs de Skhirat-Témara (26 personnes) qui ont bénéficié d’un projet dont le coût s’élève à 350 000 dhs ; ajouter à cela un projet au profit de la coopérative féminine à la commune rurale Aït Bouyahya à Khémisset, destiné à l’achat de caprins et à l’alimentation en eau potable. Une enveloppe de l’ordre de 35 000 dhs a été débloqué pour la réalisation de ce projet. Loin de Khémisset, la commune rurale Tighassaline (Khénifra) a bénéficié de la construction d’une cantine scolaire dont le coût s’élève à 88 235,20 dhs. Ce projet a été co-réalisé par l’INDH, la délégation provinciale de l’Education nationale et l’Association du développement Tighassaline. S’agissant, toujours, du programme de lutte contre la pauvreté, 1000 personnes âgées et handicapées peuvent trouver refuge dans l’édifice connu désormais sous le nom « Dar Al Bir Oual Ihsane ». Le coût de ce projet est estimé à 1.005.000 dhs. Dans la ville ocre encore, une attention particulière a été portée aux 100 artisans du Fondouk El Haj Taher. Ce fondouk vient d’être restauré contre une somme de 368 000 dhs. Toujours à Marrakech, un grand établissement est construit au profit de 620 enfants et élèves pour une somme de 929.000 dhs, sans oublier un foyer destiné à 80 femmes du douar El Yazid, dont le coût s’élève à 300.000 dhs.
Ces cas ne sont ici cités qu’à titre d’exemple, bien d’autres sont en chantier. Les contours d’un nouveau projet de société se dessinent. Au grand soulagement des couches défavorisées…

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