Investissements : sous le signe du social

Pour sa troisième édition, du 1er au 2 décembre, les Intégrales de l’Investissement, a  réuni plus de 800 participants du monde politique, économique et universitaire du monde entier. Invité d’honneur, les Emirats Arabes Unis, étaient représentés à Skhirat par une forte délégation. En marge de la rencontre, se tenait aussi la 4e conférence annuelle de l’ANIMA (Réseau euroméditerranéen d’Agences de promotion des investissements). Fathallah Oualalou, le ministre des Finances et de la Privatisation, Phillipe Faure, ambassadeur de France au Maroc, Alberto Candillo, ambassadeur d’Italie au Maroc figurent parmi les intervenants prévus donner un aperçu sur les atouts et les perspectives de coopération euroméditerranéenne dans le domaine de l’investissement.
Pour sa part, les Intégrales de l’Investissement, en l’espace de trois éditions, ont su devenir un rendez-vous incontournable.
Le thème de l’ISR (Investissement socialement responsable) est un enjeu essentiel pour le développement du Maroc. Ce cadrage choisi par un comité scientifique présidé par Phillipe Chalmin, professeur associé de l’Université Paris Dauphine est renforcé par l’agence de notation européenne Vigéo, en tant que partenaire scientifique.  L’événement est organisé en partenariat avec la direction des Investissements du Maroc, laquelle de par ses missions, joue le rôle d’une agence de promotion de l’investissement. Pour renforcer le caractère promotionnel de la rencontre de Skhirat, «l’association Les Intégrales de l’Investissement» a été fondée le 5 novembre 2004 à Rabat avec pour objectif de promouvoir le Maroc en général et les investissements sur son sol en particulier. En marge du débat, axé sur les critères définissant l’ISR, leur mise en place dans une économie émergente, les caractéristiques des expériences réussies en matière de l’ISR, l’édition se refermera sur le «Prix de l’investissement socialement responsable», qui devrait être remis par le Premier ministre. La distinction 2005 étant la première du genre, son objectif vise à reconnaître les «best practices» pour en promouvoir l’exemplarité à partir d’une grille de critères souple, tenant compte des contraintes et des défis du contexte économique et social. Douze critères ont été retenus à cet effet par le comité de sélection, présidé par Fouad Benseddik, directeur des méthodes et des relations institutions Vigeo. Ces critères sont l’engagement sociétal, la gouvernance d’entreprise, la gestion responsable des ressources humaines, le respect et la promotion des droits de la personne, l’engagement pour l’environnement, le respect des règles du marché.
D’après un sondage réalisé avec le concours du cabinet Vigeo, les deux tiers des entreprises marocaines trouvent que l’ISR est un débat et non prématuré au Maroc. En Europe, 92% des analystes financiers et gérants considèrent, selon une étude réalisée en 2001 par TNS-Sofres, que l’ISR est une démarche à encourager.

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