Irak : l’US Army aux portes de la Syrie

Les forces américaines et irakiennes ont lancé samedi une nouvelle offensive impliquant 3.500 soldats près de la frontière avec la Syrie, une zone considérée comme une porte d’entrée des combattants d’Al-Qaïda en Irak.
"Quelque 2.500 Marines, marins et soldats du Regimental Combat Team et 1.000 soldats irakiens ont commencé le 5 novembre une opération baptisée Al-Hajib Elfulathi (Rideau d’acier) dans la province d’Al-Anbar" dans l’ouest de l’Irak, a indiqué l’armée américaine dans un communiqué.
"L’objectif de l’opération est la restauration de la sécurité le long de la frontière irako-syrienne et la destruction du réseau terroriste Al-Qaïda en Irak qui opère à Houssaybah, à la frontière avec la Syrie", selon le texte.
Dans un communiqué, l’armée américaine a indiqué que les troupes engagées rencontraient une certaine résistance et que l’aviation a mené neuf raids sur des positions rebelles, sans donner les pertes parmi les rangs des insurgés.
Selon elle, 400 habitants ont fui les combats et ont été accueillis par les soldats qui leur ont fourni vivres et abri.
L’offensive est la dernière d’une série d’opérations dans la région d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie, décrite comme la porte d’entrée des combattants étrangers en Irak.
Pour écraser ce foyer de résistance, les GI’s ont mené pas moins de quatre opérations depuis fin septembre dans la vallée de l’Euphrate, qui court de la frontière syrienne jusqu’aux abords de Bagdad, et constitue selon l’armée américaine l’un des principaux axes d’infiltration de combattants étrangers.
La dernière, "Iron Fist", menée à partir du 1er octobre pendant six jours à une dizaine de km de la frontière syrienne, avec environ un millier de soldats, essentiellement des Marines, s’est soldée par la mort de plus de 50 rebelles.
L’opération a soulevé la colère de formations sunnites qui ont reproché au ministre de la Défense, Saadoun al-Doulaïmi, lui-même un sunnite, d’avoir menacé récemment de "détruire sur la tête de leurs propriétaires des maisons" de ceux qui hébergent des responsables des actes de violence.
Par ailleurs, un soldat américain est mort dans un accident de la circulation samedi dans le sud de l’Irak et trois militaires ont été blessés, a annoncé l’armée américaine.
Selon un organisme indépendant, Iraq Coalition Casualties, 2.045 militaires ou civils assimilés militaires américains sont morts en Irak au combat ou dans des accidents depuis l’invasion du pays en mars 2003.
Dans d’autres violences, onze membres d’une même famille ont été tués et trois autres blessés lorsque le minibus qui les transportait a été pris en embuscade en début de soirée au nord-est de Bagdad par des hommes armés qui ont tiré sur eux, a indiqué un responsable local.
A Bagdad, un chef salafiste sunnite, candidat aux élections législatives du 15 décembre, a été blessé par balle dans un attentat, selon une source sécuritaire. "Fakhri al-Qaïssi, membre du Front de dialogue national irakien, et secrétaire général du Haut comité pour la Dâwa, al-Irchad et al-Fatwa, a été blessé à la main et à l’abdomen" par des hommes armés qui ont tiré sur sa voiture.
Par ailleurs, un civil a été tué samedi à Falloujah , située à 50 km à l’ouest de Bagdad, lorsqu’un barrage irakien a été visé par une attaque à l’arme légère, a-t-on appris de source hospitalière.

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