La bourde du Centre Pompidou

La bourde du Centre Pompidou

Une exposition en plein Paris pour servir la propagande algérienne et séparatiste. Le Maroc a protesté officiellement

Les milieux artistiques et politiques expriment leur contestation face à une galerie tenue au Centre Georges Pompidou. En effet, Mehdi Qotbi, en sa qualité de président de la Fondation nationale des musées, a adressé le 2 novembre 2018 une lettre à Serges Lasvignes, président du Centre Pompidou dans laquelle il met les points sur les «i» après avoir appris par l’Agence algérienne de presse (APS) que «le Centre Georges Pompidou consacre une galerie à la lutte du peuple sahraoui». Le président de la Fondation nationale des musées cite la dépêche qui indique que «le Centre national français d’art et de culture Georges Pompidou abrite une galerie dédiée à la lutte juste menée par le peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance, depuis plus de quatre décennies, contre l’occupant marocain».

Dans sa lettre, Mehdi Qotbi évoque le nom d’un certain Jean Lamore qui souligne que «l’objectif de cette initiative est de faire connaître la réalité de la lutte du peuple sahraoui au public français et contrer la propagande marocaine, comme elle se veut une preuve irréfutable sur l’implication du Royaume du Maroc dans la violation du droit international et du droit humanitaire international au Sahara Occidental, depuis son invasion des terres sahraouies l’automne de l’année 1975, à ce jour». A cet égard, le président de la Fondation nationale des musées a expliqué la consternation dans les milieux artistiques et politiques au Maroc «tellement le Centre est placé en haute estime. C’est une incompréhension réelle sur la motivation de votre institution à participer à la propagande d’un mouvement séparatiste financé notoirement par l’Algérie». Il est revenu sur la position de la France sur ce sujet expliquant qu’elle est la plus constante et la plus explicite sur les droits légitimes du Maroc sur ce territoire du Royaume.

Mehdi Qotbi a souligné que «le bien-fondé même de cette initiative activiste et strictement politicienne nous échappe. On ne voit pas quel est le levier artistique qui pourrait, éventuellement, la justifier. Aucun !».  Par ailleurs, le président de la Fondation nationale des musées a dénoncé une manipulation sur l’intention réelle du porteur, apparent, de ce projet activiste et qu’une enquête de la part initiée par Serge Lasvignes démasquera la réalité de cette opération des services algériens.

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