La Fondation Mohammed VI des ouléma africains voit le jour

La Fondation Mohammed VI  des ouléma africains voit le jour

Sa Majesté le Roi a présidé, lundi au palais Royal de Casablanca la cérémonie d’annonce de la création de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains. Cette instance est destinée à unifier et coordonner les efforts des ouléma musulmans, au Maroc et dans les autres États africains.

L’objectif étant de faire connaître les valeurs de l’Islam tolérant, de les diffuser et de les consolider. «La création de cette institution est l’expression d’un travail en profondeur, adossé à un riche capital accumulé dans les relations du Royaume avec une trentaine de pays d’Afrique par le passé, tout comme elle se base sur une conjonction de points d’intérêt commun avec le présent et l’avenir», souligne Ahmed Toufiq, ministre des habous et des affaires islamiques, dans une allocution présentée devant le Souverain.

M. Toufiq, qui a été nommé par la même occasion président délégué de la Fondation, indique que «ce projet s’inscrit dans le cadre de la continuité et de l’accumulation historique, ainsi que dans l’engagement renouvelé dans l’exercice de la Haute responsabilité royale pour la promotion de ces relations, particulièrement en ce qui a trait à la protection de la foi et du culte qui relève de Imarat Al Mouminine».

Le président délégué de la Fondation a indiqué, par ailleurs, que l’institution se veut un espace pour l’effort d’ijtihad recommandé, en vue de tirer bénéfice, de manière circonstanciée et selon les possibilités offertes, du modèle de gestion du fait religieux tel qu’il est initié par le Souverain, et ce dans ses volets relatifs à la pensée, à l’encadrement et aux prestations de service. Notons que la Fondation Mohammed VI pour les ouléma africains a pour objectifs de prendre toute initiative permettant d’intégrer les valeurs religieuses de tolérance dans toute réforme à laquelle est subordonnée toute action de développement en Afrique.

La fondation œuvrera également en faveur de l’institution de centres et d’établissements religieux, scientifiques et culturels, la revitalisation du patrimoine culturel islamique africain commun, en le faisant connaître et en œuvrant à sa diffusion, sa conservation et sa sauvegarde, outre l’instauration de relations de coopération avec les associations et les organismes poursuivant les mêmes objectifs.

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