La liste des absents crée une crise au sein de la deuxième Chambre

La liste des absents crée une crise au sein de la deuxième Chambre

La Chambre des conseillers vit au rythme d’une véritable crise. Plusieurs groupes parlementaires n’ont pas apprécié la publication dans la presse d’une liste sur les parlementaires qui s’absentent souvent. La liste contient notamment les noms de dirigeants syndicaux et de hauts responsables dans les partis politiques. Pourtant, la position du bureau de la Chambre des conseillers reste inchangée sur ce plan. «Aucune liste n’a été publiée. Il est vrai que quelques conseillers figurant dans la liste s’absentent beaucoup, mais il faut préciser également qu’il ne s’agit pas d’une liste officielle», affirme une source au sein du bureau de la Chambre des conseillers. Et d’ajouter: «Nous avons choisi d’adopter une autre approche que celle consistant à publier la liste des absents ou la lecture de leurs noms avant chaque séance. Nous voulons plutôt encourager les parlementaires à participer plus aux travaux de notre Chambre que de les sanctionner». Mais les conseillers dont les noms figurent sur la liste publiée veulent savoir comment cette liste est parvenue aux journaux.
Certains demandent également de connaître les véritables motivations derrière cette publication. Cet incident intervient quelques semaines après la décision de la Chambre des représentants de procéder à la lecture des noms des parlementaires absents avant le démarrage de la séance de questions orales.
Une initiative qui n’avait pas été bien accueillie par plusieurs partis politiques qui ont dénoncé le manque de coordination entre le bureau de leur Chambre et les groupes parlementaires. Face à ces critiques, les responsables de la première Chambre ne sont plus revenus à la charge. De leur côté, les responsables de la deuxième Chambre avaient alors déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention d’adopter la même approche de la première Chambre pour lutter contre l’absentéisme des parlementaires. Il faut dire que l’absentéisme des députés fait débat depuis plusieurs années.
Ceci a poussé les responsables à réagir, notamment à la Chambre des représentants. Ces derniers avaient menacé de recourir à des sanctions contre les absents à travers la publication de leurs noms ainsi que le recours à des retenues sur leurs indemnités mensuelles.
A noter également que Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait appelé dans son discours marquant l’ouverture de la session parlementaire d’automne à l’établissement d’une charte morale «à dimension juridique» à l’usage des parlementaires.

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