La réaction officielle du PPS à la sortie de l Istiqlal

La réaction officielle  du PPS à la sortie  de l Istiqlal

Le bureau politique du PPS a officiellement réagi à la décision du parti de l’Istiqlal (PI) de sortir du gouvernement.

«Notre parti considère que la décision du PI de sortir de l’Exécutif est de nature à faire entrer le pays dans une crise politique dont ni le peuple ni la nation n’ont besoin dans un contexte national et géopolitique marqué par plusieurs défis», lit-on dans un communiqué publié à l’issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique du parti du livre. 

Dans le même document, le PPS appelle «les parties concernées à faire preuve de sérénité et de clairvoyance, privilégiant l’intérêt suprême de la nation et du peuple».

Les responsables du parti du livre qui est la quatrième force de la majorité avec un groupe parlementaire de 20 députés à la première Chambre affirment qu’ils suivent toujours les développements du dossier.

«Aujourd’hui, nos efforts doivent se concentrer sur  la poursuite de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution.

Il faut également poursuivre le train de réformes dans les domaines politique, économique, social et culturel loin de toutes les considérations et les calculs politiciens», explique Rachid Roukbane, président du groupe parlementaire du PPS à la Chambre des représentants.

Et de poursuivre : «Nous avons longuement débattu au sein de notre bureau politique de ce qui se passe actuellement et les développements de ce dossier.

Nous avons trouvé que vu les enjeux du moment et du contexte actuel, il est primordial d’éviter au pays une crise politique. Au contraire, il faut veiller à renforcer la solidarité au sein de la majorité». Il faut dire que les relations entre le PPS et l’Istiqlal ont empiré ces dernières semaines.

Hamid Chabat, le secrétaire général du PI, a ouvertement critiqué et à plusieurs reprises le ministre de la santé, Lhousseine Louardi, et le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail. De même, la tension est de plus en plus palpable entre l’homme fort de l’Istiqlal et le numéro un du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah.

Les relations entre les deux formations risquent de se détériorer davantage en cas de remaniement puisque le parti du livre risque de voir diminué le nombre de portefeuilles ministériels qui lui ont été octroyés.

Dans un autre registre, le PPS annonce l’organisation de son congrès national en 2014. Le parti compte également célébrer le 70e anniversaire de sa création. Plusieurs manifestations seront organisées pour la célébration de cette occasion.

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