La secte «Al Jamaâ Al Mahdaouiya» devant la justice

La secte «Al Jamaâ Al Mahdaouiya» devant la justice

Dernièrement démantelé par les services de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), le groupe religieux appelé «Al Jamaâ Al Mahdaouiya»  a déféré mercredi devant le procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat. Les dix individus membres de ce groupe religieux sont accusés «d’appartenance et financement d’actes terroristes», et de «tenue de réunions publiques sans autorisation en vue d’ébranler la foi des musulmans», explique une source judiciaire.
Dans ce cadre, le ministère de l’intérieur avait annoncé à l’issue de l’arrestation de ce groupe que «Al Jamaâ Al Mahdaouiya» adoptait des «convictions étranges» et agissait sous le commandement d’un chef qui avait réussi à faire croire à ses adeptes qu’il était «Al Mehdi Al Mountadar». Les éléments du groupe s’activaient à Taourirt, Oujda, Laroui et Essaouira.  Les disciples de cette Jamaâ adoptent des convictions fondées sur la vénération jusqu’à la sacralité de leur chef aux «idées perverses». Ils obéissaient à ses ordres au point de changer leurs prénoms, sous prétexte qu’ils étaient souillés, vendre leurs propriétés pour en faire don au groupe et demander l’autorisation pour avoir des rapports sexuels avec leurs épouses. «Outre les fonds récoltés auprès de ses disciples résidant au Maroc, le chef de cette Jamaâ recevait d’autres fonds de l’étranger qu’il distribuait à ses adeptes pour renforcer leur obéissance à son égard et garantir leur fidélité à ses pratiques perverses», souligne le communiqué du ministère de l’intérieur. Le leader de la Jamaâ s’appellerait Boumedienne Khaouar, il habite au quartier Attaqadom de la ville de Taourirt. Apparemment il travaillait dans l’enseignement et fût membre d’une confrérie soufie, avant de la quitter pour constituer sa propre secte ou il se présentait comme le Messie envoyé par Dieu pour sauver l’humanité et qu’il avait un lien directe avec le Prophète.
Ainsi, l’enquête avec les accusés s’est déroulée dans les locaux de la Brigade nationale de la police judiciaire à Casablanca avant d’être déférée au procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat.

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