La Syrie demande l’aide de l’ONU

La Syrie demande l’aide de l’ONU

La Syrie demande à l’Onu de l’aider à conclure un «protocole de coopération» sur l’enquete de l’assassinat de Rafic Hariri. Le ministre des Affaires étrangères "Farouk al-Charaâ a adressé lundi deux lettres, au président du Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’Onu, leur demandant d’aider à conclure un protocole de coopération entre le gouvernement syrien et la commission d’enquête internationale" sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, a indiqué un responsable du ministère. Selon le ministère, les lettres syriennes adressées à l’Onu réaffirment la volonté de Damas de "coopérer avec la commission, en dépit des conclusions non étayées par des preuves" contenues dans le rapport publié le 20 octobre par le chef de cette commission, le juge allemand Detlev Mehlis, qui a mis en cause de hauts officiers syriens, dont certains dans l’entourage du président Bachar al-Assad. "Afin d’éviter toute ambiguïté concernant la question de la coopération, il est nécessaire d’en fixer les règles dans un protocole entre la Syrie et la commission Mehlis, qui prendra en compte les impératifs de la souveraineté nationale syrienne et les droits des ressortissants syriens", a écrit M. Charaâ, réaffirmant ainsi la position syrienne. Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté fin octobre une résolution, la 1636, sommant la Syrie de coopérer avec la commission Mehlis, mais depuis lors, Damas et l’équipe du magistrat allemand ne sont pas parvenues à se mettre d’accord sur les modalités de cette coopération. Une rencontre vendredi à Barcelone entre M. Mehlis et le conseiller juridique du ministère syrien des Affaires étrangères, Riad Daoudi, n’a débouché sur rien. La Syrie s’inquiète que, s’ils sont interrogés à l’étranger, ses ressortissants puissent être mis en examen à la demande de la commission de l’Onu, à l’instar de ce qui est arrivé à quatre anciens responsables libanais de la sécurité, qui ont été écroués au Liban en septembre. M. Annan a affirmé lundi qu’il était de sa responsabilité de persuader la Syrie de coopérer à l’enquête de la commission de l’Onu dirigée par le magistrat allemand Detlev Mehlis, sans pour autant s’ingérer dans l’enquête.
Un journal libanais avait écrit vendredi que les Etats-Unis avaient exprimé une certaine irritation devant ce qu’ils estimaient être des interventions diplomatiques excessives du secrétaire général, souhaitant qu’il laisse M. Mehlis faire son travail. Selon ce journal, Washington estimait que ces interventions de M. Annan aidaient Damas "à tergiverser". Rafic Hariri a été assassiné le 14 février dans un attentat à l’explosif à Beyrouth.

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