L’administration pénitentiaire veut réduire ses dépenses énergétiques

L’administration pénitentiaire veut réduire ses dépenses énergétiques

Consommation d’énergie, tonnes de déchets, quantité d’eau utilisée, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) revoit sa gestion environnementale en milieu carcéral. En effet, la DGAPR en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de lancer une étude pour l’optimisation de l’énergie dans ses établissements dont le délai global d’exécution est fixé à cinq mois. L’étude faisant l’objet d’un appel d’offres se focalise sur une analyse environnementale au sein des établissements pénitentiaires. Cet audit environnemental portera sur l’analyse de la stratégie de la DGAPR dans le domaine et ambitionne d’élaborer des recommandations pour l’intégration des aspects environnementaux dans le cadre de la stratégie de la délégation. Pour remédier à la situation actuelle, la DGAPR vise également à travers cette étude à mesurer les impacts environnementaux réels et prévisibles sur l’espace et l’homme. Elle indique vouloir aussi calculer ses impacts sur la santé et la sécurité dans les prisons.

L’examen minutieux du mode de fonctionnement des services de l’administration pénitentiaire permettra aussi de déceler le déficit des pertes financières et de l’impact négatif sur l’environnement. Pour localiser les éventuelles défaillances, la DGAPR et le PNUD invitent les soumissionnaires à examiner l’adéquation et la conformité des pratiques environnementales existantes avec les lois, les normes nationales et les standards universels, tout en s’appuyant sur d’autres établissements plus performants. Dans cette optique, l’administration pénitentiaire envisage d’élaborer un plan d’action opérationnel pour la mise en oeuvre des recommandations et résultats attendus. Dans le cadre de sa collaboration avec le PNUD, la délégation envisage également par le biais de cet audit de mettre en place une stratégie intégrant l’efficacité environnementale. Cette initiative fait partie du programme d’appui signé entre le PNUD et la DGAPR et plus précisément l’intégration de la prise en compte de l’environnement, du genre et de la vulnérabilité dans la gestion de la délégation. Un programme global dont la finalité est d’améliorer l’accès aux actions de réintégration sociale, professionnelle et économique des détenus et appuyer les bonnes pratiques de développement durable.

Pour ce projet, le principal interlocuteur du commanditaire est donc l’organisme onusien. Ainsi, le pilotage de la consultation sera assuré par un comité de suivi composé de représentants du PNUD et de DGAPR. Au terme du programme d’appui à la mise en oeuvre de la stratégie de la DGAPR, ce comité accompagnera le prestataire dans la réalisation de la prestation. Dans ce processus, cette structure sera responsable pour s’assurer de la conformité des livrables aux caractéristiques techniques exigées dans les textes de référence dédiés à cette prestation et devra entre autres valider les livrables finaux. Notons que le programme d’appui dans sa globalité s’aligne sur l’humanisation des conditions de détention, la préparation des détenus à une meilleure réinsertion sociale et à la modernisation de l’administration pénitentiaire, et ce en intégrant les dimensions de genre, d’environnement et de vulnérabilité. D’ailleurs, une nouvelle phase 2017-2020 a été mise en place récemment par les deux partenaires en collaboration avec l’ambassade du Japon. Outre la promotion d’une approche environnementale et du développement durable dans la stratégie et les établissements de la DGAPR, cette étape du programme envisage d’introduire un Référentiel pénitentiaire national (RPN) et entame un processus de labellisation des établissements pénitentiaires.

Leila Ouchagour

Journaliste stagiaire

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