Lakhouaja aggrave son cas

Les pouvoirs publics marocains ont résilié pour non- respect de ses engagements la convention qu’ils ont signée en juillet 2001 pour l’aménagement de Taghazout avec l’entreprise PRI (Palais des Roses International) où est associé le milliardaire saoudien Cheikh Salah Kamel, et le Marocain Azeddine Lakhouaja. Le Cheikh pourrait reprendre l’affaire en sa qualité de président du groupe Dalla Al Baraka dans le cadre d’une association avec une entreprise marocaine.
Dans cette perspective, le magnat saoudien doit redorer son blason au Maroc où sa réputation a été sévèrement entachée à cause des agissements de son partenaire marocain. La construction d’un hôtel à Agadir, Palais des Roses International, où sont associés les deux hommes, a tourné à un scandale financier aux allures vaudevillesques. Les fournisseurs, qui ont participé aux travaux de construction de cet établissement, ont du mal à se faire payer malgré les multiples démarches entreprises à divers niveaux depuis près d’un an. Le conflit s’enlise et s’éternise. En désespoir de cause, deux sociétés victimes ont saisi le 17 mars courant le tribunal de commerce d’Agadir pour obtenir la liquidation judiciaire de l’hôtel pour se faire payer. Le jugement est attendu pour début avril 2004. Les banques marocaines qui ont financé le projet à hauteur de 200 millions de Dhs ont à leur tour eu recours à la justice pour la mise en vente du fonds de commerce pour récupérer leurs créances. Pour le moment, le blocage est total.
Parallèlement à leur action en justice, les fournisseurs veulent toujours croire à un arrangement qui leur permettrait de récupérer leur dû. Or, le promoteur de l’hôtel, Azeddine Lakhouaja n’agit que pour bloquer toute solution de compromis. Désireux d’en finir avec un scandale qui lui a porté beaucoup de tort, Cheikh Salah Kamel a formulé dans une lettre datée du 20 mars, adressée à leur avocat Me Azeddine Kettani sa volonté de se substituer à son associé défaillant Azeddine Lakhouaja pour les rembourser jusqu’au dernier centime. Mais à une seule condition. Que M. Lakhouaja soit éjecté des sociétés où il est partenaire avec le milliardaire saoudien. Seulement voilà, la seule solution qui lui permettrait de se débarrasser de son partenaire devenu trop encombrant réside dans une augmentation du capital. Et c’est toute la complexité du problème. Lakhouaja s’est opposé avec véhémence à plusieurs reprises à une opération qui lui sera fatale.
Le Saoudien n’a désormais d’autre choix que de faire ce qu’il a à faire par voie de justice. Alors que le dossier scabreux de l’hôtel Palais des Roses s’enfonce dans grand un imbroglio judiciaire, Azeddine Lakhouaja, lui, cherche à vendre l’établissement. Pour cela, il a rencontré plusieurs repreneurs potentiels qui se sont désistés les uns après les autres. Pour le moment, il est en négociation avec un groupe qatari. Azeddine Lakhouaja aggrave un peu plus son cas à mesure que le temps passe. Les employés de l’hôtel ne sont pas payés depuis des mois cependant que s’accumulent les chèques sans provision d’un montant de plusieurs millions de Dhs.
Par ailleurs, l’intéressé est en cessation de paiement en Tunisie où il possède un centre de thalassothérapie, un hôtel à Hammamat et une foultitude de projets hôteliers morts-nés.

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