L’appel de la Méditerranée occidentale

Dans un document baptisé "déclaration de Rabat" adopté au terme des travaux de la 11ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO), tenue lundi à Rabat, les participants ont souligné qu’il s’agit de "phénomènes et de fléaux qui nécessitent une coopération technique et opérationnelle de l’ensemble des partenaires de cette sous-région", précisant que ces deux modes de coopération devraient se renforcer.
Après s’être félicités des avancées réalisées depuis la conférence de Tunis, les ministres ont exprimé "leur satisfaction quant à l’importance de cet espace sub-régional de dialogue, de concertation et d’échanges qui, à l’instar du partenariat euro- méditerranéen, contribue à faire face aux grands défis auxquels les pays de la Méditerranée occidentale sont confrontés ".
Dans le souci de consolider la paix, la sécurité et la solidarité dans la sous-région, les ministres des pays de la CIMO, se sont dits "préoccupés par l’aggravation inquiétante de la menace terroriste" et réaffirmé leur détermination à renforcer leur coopération dans le cadre de la CIMO pour combattre ce fléau. Ils estiment, en outre, que "cette action doit refléter une mobilisation renforcée et permanente de l’ensemble des pays de cette sous-région". Les participants s’engagent à ce titre, "à inscrire leur action dans le cadre d’une coopération active, dynamique et efficace conformément aux conventions internationales et aux résolutions pertinentes des Nations unies". Se déclarant "conscients que le terrorisme constitue une menace grave pour la démocratie, le respect des droits de l’Homme, la stabilité et le développement économique et social, et convaincus de la nécessité d’une coopération et d’une solidarité sans faille entre les nations", les participants se sont prononcés en faveur "d’une démarche globale, intégrée et opérationnelle visant à s’attaquer aux sources du terrorisme, au fanatisme, à l’extrémisme, à l’apologie du terrorisme, et à l’incitation à la commission d’actes terroristes". La démarche retenue, s’articule, entre autres, sur le renforcement de l’échange de renseignements opérationnels entre les services nationaux compétents et des mécanismes de contacts appropriés, l’échange d’informations sur les processus de recrutement et de radicalisation visant à inciter à commettre des actes terroristes et l’intensification des échanges d’expertise et le partage du savoir et du savoir-faire sur les moyens d’information et de détection précoce des actes terroristes. Il s’agit aussi de l’utilisation optimale des dispositifs existants dans le domaine de la lutte contre le financement du terrorisme, notamment le blanchiment d’argent et les transferts illicites qui lui sont liés et le soutien logistique aux organisations terroristes.
Les participants ont de même appelé à l’adhésion aux douze conventions des Nations- Unies relatives à la lutte contre le terrorisme ou leur ratification, le cas échéant, et à l’harmonisation des législations internes des Etats de la CIMO avec ces conventions. Par ailleurs, les Ministres ont chargé leurs représentants respectifs dans le groupe de suivi d’identifier les meilleures voies et moyens permettant une mise en oeuvre efficiente et opérationnelle de l’ensemble des recommandations de la conférence et d’élaborer un programme de coopération à réaliser sous la présidence marocaine. Les Ministres ont appelé l’ensemble des pays partenaires à contribuer utilement à la mise en oeuvre des axes et actions de coopération, identifiés par les participants à la réunion de Rabat.

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