L’argent public trouve ses défenseurs

L’argent public trouve ses défenseurs

Des débats passionnés et néanmoins intéressants ont marqué l’assemblée constitutive de «l’Instance nationale pour la protection de l’argent public au Maroc», samedi 10 juin au Club des avocats, situé dans le quartier «L’Océan», à Rabat. «Une naissance obtenue au forceps», commente un militant associatif, après l’adoption du projet de statut fondamental de cette nouvelle association. Constituée d’ex-militants du désormais défunt réseau national pour la protection de l’argent public, cette nouvelle instance entend renforcer l’action de lobbying auprès des autorités pour juguler l’hémorragie de la dilapidation des deniers publics, de l’exploitation illégale des richesses naturelles nationales, le squattage et le piratage des monuments historiques du Royaume… Pour lutter contre ces vieilles-nouvelles pratiques, l’Association dit avoir l’intention de militer pour «arracher» une nouvelle loi sur la déclaration du patrimoine, agir pour la suppression du «système des privilèges», l’élargissement des attributions de la Cour des comptes, la révision des lois relatives à la protection du patrimoine historique… Vaste programme.  Après l’adoption du statut fondamental, les militants, représentant différents organes du tissu associatif et politique, ont procédé à l’élection de la commission administrative et du bureau politique. S’agissant de la commission administrative, l’opération a été vite tranchée, pour la simple raison que la majorité des présents, c’est-à-dire quatre-vingt-sept personnes, ont été retenus. Ce qui, par contre, n’a pas été le cas au moment de l’élection du bureau exécutif. En dépit de la constitution d’une commission chargée de la désignation des membres du bureau exécutif, plusieurs divergences ont surgi sur les critères retenus pour départager les vingt-six candidats. Après moult tractations, le choix s’est fixé sur une liste constituée principalement d’avocats : Mohamed Tarek Sbaï, Laâziza Lakbir, Zouhir Azdour, Fattouma Toufik, Mohamed Chmaou… Constitué majoritairement d’avocats, le bureau exécutif est marqué également par une forte représentation du corps enseignant : Abdelaziz Fakhri, Abdelaziz Al Mordi, Benhamida Abdelmajid, et Fatiha Al Idrissi. En ce qui concerne l’élection du président, ajouter à cela la répartition des tâches au sein du bureau exécutif, rendez-vous a été pris pour samedi prochain pour trancher la question. Au sujet de la présidence, Mohamed Tarek Sbaï est donné largement favori pour occuper ce poste. Selon plusieurs membres du bureau exécutif, M. T. Sbaï serait «le mieux placé pour assumer cette responsabilité», vu qu’il «réunit toutes les caractéristiques requises pour s’acquitter de cette tâche : Membre actif du Barreau de Rabat, doublé de fervent militant des droits de l’Homme et de la lutte contre la dilapidation des deniers publics…».

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