Le 4ème Congrès de CGLU s’est achevé à Rabat

Le 4ème Congrès de CGLU s’est achevé à Rabat

Le 4e Congrès de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), tenu à Rabat du 1 au 4 octobre sous le thème « imaginer la société, construire la démocratie », a clos ses travaux vendredi. S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, a souligné que ce sommet mondial des autorités locales et régionales a permis les élus locaux marocains de tirer profit des expériences pionnières dans le domaine de la décentralisation et les stratégies réussites dans la gestion de la chose locale.

Selon le ministre, cet évènement a été également l’occasion d’approfondir le dialogue constructif et l’échange d’expériences, le but étant de présenter des propositions et recommandations concrètes en vue de faire face aux problématiques de la marginalisation, de la pauvreté et de la précarité, considérées comme étant des défis de taille pour les villes et gouvernements régionaux et locaux. Ces défis nécessitent le partenariat selon une vision stratégique et la concrétisation sur le terrain des recommandations de ce congrès, a-t-il dit.

D’autre part, M. Laenser a noté que les communes territoriales marocaines espèrent que ce congrès soit une nouvelle étape dans le processus de renforcement des relations de solidarité avec leurs homologues des quatre coins du monde, saluant le rôle avant-gardiste joué par l’organisation CGLU dans le développement des villes de la planète. Pour sa part, le maire de Rabat, Fathallah Oualalou, a plaidé pour la mise en place d’un dialogue tripartite (Nations Unis, gouvernements et CGLU), espérant de rendre les villes « plus compétitives, humaines, ouvertes et développées » afin de répondre aux besoins de leurs populations et réaliser leurs aspirations.

Dans le même sillage, il a appelé les pays européens, en particulier, à déployer davantage d’efforts afin de promouvoir la gouvernance mondiale et aider les pays sur la voie de la décentralisation. Par ailleurs, M. Oualalou a relevé que le renforcement de la stabilité, du développement, de la prospérité ainsi que la mise en place d’une vision commune pour la gestion des défis d’avenir dans les deux rives de la Méditerranée sont tributaires d’un règlement juste et durable du dossier palestinien. Sur un autre registre, il a indiqué que le sommet de Rabat va devenir une étape cruciale dans l’histoire de CGLU, eu égards aux recommandations importantes issues de ce rendez-vous.

L’Afrique est « le continent d’avenir », étant donné « la dynamique de ses économies » et « le développement accéléré de ses villes », a-t-il dit. Pour autant, le maire de Rabat a noté que ce continent fait face actuellement aux différents problèmes, notamment la précarité et les menaces sécuritaires à l’instar du récent conflit malien. Lors de la réunion du Conseil mondial de CGLU vendredi après-midi, le maire d’Istanbul Kadir Topbas a été réélu pour un deuxième mandat (2013-2016) comme président de cette organisation.

Cette réunion a été marquée également par l’élection de M. Oualalou au poste de trésorier de CGLU et le choix de Bogota pour accueillir en 2016 le 5è congrès mondial de CGLU. Le 4è Congrès Mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis a connu la participation de près de 3.000 personnes, dont des dirigeants locaux et régionaux, des représentants d’organisations internationales et d’institutions financières, ainsi que des partenaires de la société civile et du secteur public et privé. Les participants à ce sommet mondial ont discuté des thématiques comme l’amélioration de la qualité de vie, la gestion de la diversité, la nouvelle gouvernance et les changements et la solidarité entre les territoires.

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