Le gouvernement suspend les droits d’importation sur les lentilles

Le gouvernement suspend les droits d’importation sur les lentilles

L’Exécutif agit face à l’envolée des prix des lentilles sur le marché local. Pour faire baisser les prix qui ont augmenté de plus de plus de moitié, le gouvernement a décidé, au cours de son conseil hier, de suspendre les droits d’importation sur les lentilles.

«Compte tenu des besoins sur le marché local et la situation actuelle du marché mondial, il a été décidé de suspendre les droits d’importation appliqués aux lentilles à partir de maintenant et jusqu’au 30 juin 2017, de manière à maintenir les prix à un niveau normal, et pour éviter tout défaut de commercialisation de ce produit, ainsi que pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens», apprend-on de sources gouvernementales. «Il est à noter que les prix mondiaux de ce produit ont connu une augmentation significative cette année, en raison de la forte baisse des stocks chez le plus important producteur et exportateur de lentilles (Canada), ainsi que du fait de l’augmentation de la demande à l’export, et par conséquent les prix des lentilles ont augmenté de 50% dans la période entre mars et octobre 2016 par mois par rapport à la même période l’an dernier.

Au niveau national et suite de la sécheresse enregistrée dans la saison agricole 2015-2016, une baisse significative de la production nationale de lentilles a été enregistrée atteignant près de 66%. De même, la superficie consacrée à sa culture a reculé d’environ 60%», ajoute la même source. Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a adopté un autre décret interdisant l’importation des filets et autres produits d’occasion en plastique pour les utiliser dans les champs et sous les serres. Cette décision a été justifiée par l’absence d’un cadre juridique régissant l’utilisation du plastique dans les champs. «L’importation du plastique d’occasion constitue une menace réelle qui peut nuire à la production de légumes marocains par le transfert de certains organismes nuisibles (bactéries, champignons, insectes et virus mortels, et mauvaises herbes)», ajoute le gouvernement.

A noter que les décrets ont été proposés par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime.

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