Le HCP révise à la hausse les perspectives de croissance

Le HCP révise à la hausse les perspectives  de croissance

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a redonné du souffle au cœur des opérateurs en annonçant des perspectives de relative embellie pour le trimestre qui s’annonce. Dans un point de conjoncture rendu public lundi, il a estimé que la croissance a atteint 4,8% au premier trimestre 2013, au lieu de 2,7%  auparavant et a expliqué que ce raffermissement est attribuable à un redressement de 16,4% de la valeur ajoutée agricole. Situation qui l’a amené à prédire que «les perspectives d’une bonne campagne agricole et la légère amélioration attendue des activités non-agricoles – elles ont fait 3,3% au lieu de 4,4% – devraient porter l’évolution du PIB global aux environs de 5,8%». Le HCP explique que cette reprise interne procède d’une situation mondiale où les économies avancées ont enregistré une croissance de 0,4%.
Cependant, indique le HCP, ces mêmes économies pourraient à nouveau régresser au deuxième trimestre 2013. Pour le moment, les prévisions d’une augmentation du commerce mondial de 1,3% durant le premier semestre de 2013 devraient améliorer la demande mondiale adressée au Maroc, dont le rythme d’évolution avoisinerait 1%, en glissement trimestriel. A cette embellie commerciale, le HCP associe une relance économique adossée à une reprise du secteur primaire dans ses différentes composantes – agriculture et élevage- qui devrait porter la valeur ajoutée globale à croître de 16,4% en annuel.
Tendance similaire en ce qui a trait à la pêche qui aurait continué sur sa lancée du deuxième trimestre 2012. «En variation annuelle, la valeur ajoutée du secteur aurait augmenté de 30,9%, après avoir progressé de 24,3% un trimestre auparavant».
A côté de cette tendance, les secteurs extra-agricoles se présentent en ordre dispersé. C’est ainsi que la valeur ajoutée minière a baissé de 3,1%, en glissement trimestriel, après -0,9% un trimestre auparavant. Cependant elle connaîtrait un mouvement sensible de reprise, appuyé par une relance de la demande locale des industries chimiques, sur fond de perspectives favorables d’un redressement des échanges internationaux des fertilisants au printemps 2013. Ce qui n’est pas le cas de l’énergie qui se serait contractée de 3,8% au premier trimestre 2013, en variation trimestrielle.
Dans le même temps les industries de transformation auraient quelque peu repris, au premier trimestre 2013, mais tout en se maintenant sous leur tendance de moyen terme. Plus préoccupant est le cas du bâtiment et des travaux publics qui ont enregistré une contraction de 6,5% au premier trimestre 2013, après un recul de 5,7%.
En parallèle à cette situation, la consommation des ménages est restée peu soutenue sous l’effet d’une hausse de 2,4% des prix à la consommation et d’un repli des transferts des MRE (-3,8%, à fin mars). Pour sa part, l’investissement a poursuivi sa tendance baissière amorcée au deuxième semestre 2012, marquant un recul de 0,2%, au premier trimestre 2013, contre 6,1%, une année auparavant.
En ce qui concerne la situation financière, le HCP note que les tensions sur les finances publiques sont restées vives en début d’année et la situation des comptes budgétaires lourdement déficitaire. Conséquence : la dette intérieure s’est accrue de 6,1% en 3 mois seulement. Plus, le déficit de liquidité du marché monétaire- devenu structurel depuis plus de quatre années – s’est creusé. Si bien que «le dernier emprunt du Trésor sur le marché international n’a eu qu’un effet limité sur la baisse des tensions sur les taux d’intérêt». Autre fait marquant de cette conjoncture trimestrielle : le marché boursier est resté baissier.

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