Le Maroc : Hub régional pour l’investissement

«Bâtir la confiance». C’est sous ce signe que l’Edition 2003 du Forum de Davos a été placée. Plus de 2 300 personnalités du monde politique et économique y ont pris part, dont notamment 113 chefs de multinationales. Le Maroc y a participé par une forte délégation, conduite par le Conseiller de S.M. le Roi pour les affaires économiques, M. André Azoulay.
L’activité de la délégation marocaine a été clôturée par un dîner-débat consacré à la présentation, à la communauté des affaires, des potentialités de l’économie marocaine. Des personnalités de marque du monde des affaires internationales, industrielles et financières, ont tenu à participer au débat et à l’échange de points devues sur l’offre marocaine. Il s’agit, entre autres, des présidents de Boeing, de Lafarge, des banques UBP de Genève, de Merrill Lynch, de Citigroup, des dirigeants des groupes Renault, Publicis, Orion, ainsi que de nombreux hommes d’affaires d’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Koweït et de Jordanie. Des tables «rondes» thématiques ont été également organisées, lors de ce dîner-débat, et ont été présidées par des industriels et banquiers marocains.
A cette occasion, André Azoulay a fait une présentation synthétique des potentialisations du Maroc, du climat politique et des avancées concrétisées sur la voie de la mutation économique. Le Conseiller de S.M. le Roi a cerné les contours de la conjoncture internationale, marquée, aujourd’hui, par «l’incertitude et le doute».
Mais, en dépit de cet environnement régional et international, le Maroc s’affirme comme «un pays serein, ancré dans la stabilité de ses institutions et déterminé à consolider son processus réussi de démocratisation et d’ouverture politique, par l’accélération de son développement économique et social». Les réformes introduites se sont caractérisées par leur aspect «allégé et incitatif», l’objectif étant d’encourager et de drainer l’investissement national et étranger. Il a détaillé les «filières industrielles prioritaires», dont la compétitivité internationale est démontrée, et qui pourront répondre aux attentes des investisseurs «qui sauront faire confiance à notre pays».
A titre d’exemple, le Conseiller de S.M. a cité «les secteurs de l’électronique (semi-conducteurs), les réseaux de valeur ajoutée en aval de l’ordinateur, du téléphone et de l’Internet (call-centers internationaux), les composantes de l’industrie automobile et tous les métiers liés au tourisme». M. Azoulay a mis en relief les efforts entrepris par le Maroc et destinés à «élargir et renforcer ses chances en tant que plate-forme régionale de production, de délocalisation et d’échanges». C’est dans ce cadre que s’inscrivent les trois zones de libre-échange, en construction actuellement. Trois grands espaces sont visés, dans ce premier départ : l’UE, les USA et le PO. Le Maroc a ainsi la vocation de «hub régional pour les investisseurs et les opérateurs» de ces ensembles régionaux et des structures avoisinantes.

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