Le phénomène de la récidive décortiqué à Salé

Le phénomène de la récidive décortiqué à Salé

A l’occasion de la 7ème édition de l’Université d’automne organisée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion

La récidive sera sous la loupe des participants de la 7ème édition de l’Université d’automne organisée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). Placé sous le signe «Quelles solutions pour le problème de la récidive?», l’événement, organisé sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, connaît la participation de plusieurs institutions gouvernementales, magistrats et responsables au sein des administrations publiques.

En outre, des responsables et représentants de la société civile ainsi que des universitaires marocains et étrangers discuteront des causes, aspects et conséquences du phénomène de la récidive et son incidence sur la réinsertion. Intervenant à l’ouverture de cette septième édition, organisée sur deux jours, le délégué général de l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, Mohamed Salah Tamek, a indiqué que cet événement se veut une occasion de discuter de la problématique liée à la réinsertion des détenus, ajoutant que cette manifestation reflète également la sollicitude dont SM le Roi entoure la population carcérale, en vue de préserver la dignité des détenus sans discrimination ni exclusion.

Le phénomène de la récidive criminelle, a-t-il ajouté, «revêt un caractère social qui remet en question les modèles restrictifs actuels, auquel s’ajoute un ensemble de stéréotypes psychologiques, sociaux et économiques». Pour sa part, le ministre de la justice, Mohamed Aujjar, a déclaré que l’évolution des formes de criminalité nécessite une refonte continue de l’arsenal juridique lié à la politique criminelle et pénale, outre la création d’un équilibre entre la protection des droits et libertés des personnes et la sécurité publique des citoyens.

Le ministre a relevé que le problème de la récidive a été et demeure l’une des principales problématiques juridiques, en mettant en relief l’importance qu’accorde son département au chantier de réforme de la justice pénale, soit dans la sphère législative ou institutionnelle.

A cette occasion, il a rappelé les chantiers ouverts par le ministère de tutelle pour endiguer ce phénomène, dont, notamment, l’actualisation du casier judiciaire, l’installation d’un observatoire national de la criminalité, le projet de révision du Code pénal pour juguler la criminalité, la coordination entre la politique pénale et les autres politiques publiques, le soutien apporté aux efforts de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus ainsi que le suivi des personnes incarcérées pour éviter qu’elles retournent à la délinquance à leur sortie de prison.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *