Le PLF 2014 mis à rude épreuve devant les conseillers

Le PLF 2014 mis à rude épreuve devant les conseillers

La Chambre des conseillers entame l’examen du PLF 2014 (projet de loi de Finances). Après avoir passé avec succès l’étape de la première Chambre parlementaire, le projet de budget a atterri chez les parlementaires de la deuxième Chambre pour un long et périlleux exercice. Dominée par les partis de l’opposition qui a été renforcée par l’arrivée du groupe parlementaire de l’Istiqlal et son relais syndical, l’UGTM (Union générale des travailleurs du Maroc), la deuxième Chambre sera une étape des plus sensibles pour le PLF 2014.

Le gouvernement sait d’ores et déjà que des moments difficiles attendent ses membres devant les partis de l’opposition prêts à donner du fil à retordre à l’Exécutif. Les travaux de l’examen du projet de budget tel qu’il a été approuvé par la première Chambre ont ainsi démarré hier dans les locaux de la deuxième Chambre avec la traditionnelle présentation du ministre de l’économie et des finances des grandes lignes du budget devant les membres de la commission des finances, de l’équipement, de la planification et du développement régional.

Mohamed Boussaid tentera ainsi de convaincre les conseillers de l’utilité des dispositions introduites par le gouvernement dans le cadre du budget 2014.

Mais au vu des réactions des uns et des autres avant même l’arrivée du projet à la deuxième Chambre, l’argentier du Royaume devra surtout gérer la colère des parlementaires parmi lesquels figurent notamment des syndicalistes et des représentants des différentes Chambres professionnelles. L’étape de la Chambre des conseillers sera par ailleurs l’occasion pour l’opposition d’introduire un plus grand nombre d’amendements.

Pour rappel, la commission des finances de la première Chambre avait adopté 33 amendements devant être introduits au projet de loi de Finances 2014, dont 13 proposés par le gouvernement, 9 par la majorité et 11 par l’opposition. Au final, c’est uniquement 20 amendements qui seront retenus sachant que les députés avaient déposé quelque 220 propositions. Il faut dire que la Chambre des représentants a réussi à marquer quelques bons points en faisant sauter notamment la hausse de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) sur des produits de grande consommation comme le riz ou encore les conserves de sardines.

Parmi les amendements phares de la première Chambre, on notera également l’introduction d’une nouvelle taxe aérienne, des aides au loyer pour les familles à faibles revenus ainsi qu’une nouvelle taxe sur les voitures de luxe. De son côté, l’opposition aura l’occasion de revenir à la charge avec des propositions qui n’ont pas été retenues.

L’Istiqlal n’avait pas réussi à convaincre le gouvernement et la majorité d’intégrer les 3.000 diplômés chômeurs dans la fonction publique. Cette proposition devrait probablement refaire surface. Mais en dépit du poids de l’opposition à la deuxième Chambre, la majorité sait déjà que la première Chambre aura le dernier mot dans tous les cas.

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