Le Polisario, obstacle à un Maghreb prospère

Organisé mardi soir en marge des travaux de la 56ème session de la Sous Commission des droits de l’Homme (26 juillet-13 août), ce débat, animé par d’anciens responsables du Polisario, était placé sous le thème général « le rôle d’un espace économique maghrébin dans la stabilité et la prospérité du bassin méditerranéen et l’Afrique subsaharienne ».
Introduisant le débat, Ennajem Ould Mohamed Salem, ancien responsable du Polisario à Paris a rappelé les potentialités considérables qui s’offrent pour l’édification d’un grand espace démocratique et prospère au Maghreb, estimant que seule la mise en place d’un tel espace est susceptible d’assurer à l’Union européenne, à son flanc sud, un voisinage stable, une sécurité permanente et un marché prometteur. Or, a affirmé Mohamed Salem, l’avènement d’un tel espace ne pourra avoir lieu qu’avec la disparition du Polisario, une entité dont les thèses anachroniques ne parviennent plus aujourd’hui à convaincre grand monde.
Rappelant comment, récemment encore, le Polisario et ses principaux soutiens avaient accepté avec empressement l’idée d’une « partition » du territoire du Sahara dit « occidental », Ould Mohamed Salem s’est demandé comment un tel mouvement, qui dit puiser toute sa légitimité dans son prétendu combat pour l’indépendance et l’autodétermination du « Sahara occidental », peut justifier l’idée de partition d’un territoire dont l’intégrité et l’indivisibilité devraient être, au regard de l’idéologie dont il se prétend le tenant, non négociables. Mais ce n’est là qu’un exemple, parmi tant d’autres, des errements et des incohérences qui caractérisent les actions et déclarations d’une entité en perte de vitesse et dont les mécanismes de fonctionnement internes, parce que profondément dictés par une idéologie stalinienne et totalitaire dépassée et totalement déconnectée de la réalité actuelle, ne parviennent plus, aujourd’hui, à avoir une prise sur la réalité du monde, a ajouté l’intervenant. Il était donc logique et inévitable que les instances dirigeantes de cette entité déconnectée du réel et privée des références idéologiques qui lui donnèrent naissance, se voient obligés, pour assurer leur survie, de s’enfoncer dans la répression et les manipulations en tous genres. Et c’est bien là toutes les raisons du drame que continuent de vivre depuis de longues années, dans les camps de la honte de Tindouf, ces populations soumises aux pires exactions et violations qui soient, a-t-il dit.
Un témoignage des plus opportuns, face à plusieurs délégués d’ONG et d’associations participant actuellement aux travaux de la Sous Commission, et venus participer à ce débat. Ce témoignage, ainsi que plusieurs autres appels n’ont pas manqué d’avoir un sérieux impact sur les participants à ce débat. Une représentante du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, qui couvre les activités du Comité des droits de l’enfant, manifestement touchée par le témoignage de Mme. Maoulainine, a ainsi promis de porter cette question (des déportations d’enfants sahraouis à Cuba) à l’attention de ce Comité.
Plusieurs autres participants, délégués et responsables d’ONG participant actuellement à Genève aux travaux de la Sous Commission des droits de l’Homme, se sont déclarés troublés et secoués par les témoignages et explications donnés par les orateurs à ce débat.
Une série de documents et de brochures détaillés sur la répression dans les camps de Tindouf, en Algérie sur le détournement de l’aide humanitaire et sur les déportations d’enfants sahraouis vers Cuba ont été fournis à l’ensemble des participants au débat.

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