Le Souverain à Beyrouth

Durant cette visite, S.M. le Roi, président du Comité Al-Qods, est accompagné d’une délégation officielle composée de Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Moatassim et Abbas Jirari, conseillers de S.M. le Roi, Mohamed Rochdi Chraïbi, directeur du cabinet de S.M. le Roi, Mohamed Achaâri, ministre de la Culture et de la Communication et Abdeljalil Fenjiro, ambassadeur du Maroc au Liban.
Un communiqué du ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie avait indiqué lundi que S.M. le Roi, effectuera une visite d’amitié en Jordanie, après sa participation au sommet de Beyrouth. L’absence de l’Emir du Qatar et celle du sultan d’Oman au sommet ont été confirmées. Elles s’ajoutent à la liste des chefs d’Etat qui ne prendront pas part aux travaux. Seront absents l’Emir du Koweït, les présidents émirati, irakien, soudanais, mauritanien et libyen. L’Arabie Saoudite sera représentée par le vice-président du Conseil des ministres, le prince héritier Abdallah Ben Abdelaziz, auteur de l’initiative de paix saoudienne. La présence du président de l’Autorité palestinienne était encore incertaine mardi après-midi, le gouvernement israélien maintenant le suspense sur un éventuel feu vert pour l’autoriser à quitter Ramallah, en Cisjordanie, où il est confiné depuis le 3 décembre 2001. L’initiative de paix qui sera présentée ce mercredi à Beyrouth par l’Arabie Saoudite pour être adoptée par les dirigeants arabes offre une normalisation du monde arabe avec Israël en échange de son retrait des territoires occupés depuis 1967. Et, voici, en substance, selon un haut responsable arabe, le contenu encore à l’état de projet de cette initiative: le sommet de la ligue arabe réuni à Beyrouth les 27 et 28 mars réaffirme qu’une paix juste, globale et durable est un choix stratégique pour tous les pays arabes qui veulent vivre en paix et en sécurité. Cet objectif de paix doit être basé sur:
– le retrait total des territoires arabes occupés par Israël en 1967, y compris le Golan syrien et le territoire libanais, jusqu’aux frontières du 4 juin 1967.
– l’acceptation d’une solution juste du problème des réfugiés qui sera négociée par les parties concernées, sur la base de la résolution 194 de l’assemblée générale de l’ONU (décembre 1948).
– l’édification d’un Etat palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967, en Cisjordanie et dans la bande de Ghazza, avec Al-Qods-Est pour capitale. En retour, les pays arabes s’engagent à:
– mettre fin à l’état de belligérance avec Israël. – établir des relations de paix normales avec Israël et une reconnaissance totale de l’Etat hébreu.
– consolider ces relations par un traité de paix.
Le sommet arabe appelle les autorités et le peuple israéliens à accepter cette initiative et à saisir cette chance de paix qui permettra aux pays arabes et à Israël de coexister et de garantir la sécurité aux générations futures. La rédaction finale de cette initiative se basera sur «six documents» proposés par divers pays arabes et sera finalisée par une commission en marge des travaux du sommet, a indiqué mardi un haut responsable arabe sous couvert de l’anonymat.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *