Le sursaut tardif des universitaires

Le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (SNESup) a appelé à une grève nationale les 22 et 23 mai courant. Un communiqué de la commission administrative du syndicat a indiqué que cet appel intervient en « protestation contre l’exclusion systématique du syndicat, l’atermoiement et les tergiversations dans le règlement des autres points en suspens dans le dossier revendicatif et contre le climat de tension qui prévaut dans nombre d’établissements de l’enseignement supérieur ».
La commission a souligné l’impératif de « l’ouverture d’un dialogue responsable à propos du dossier revendicatif des enseignants chercheurs, présenté par le Bureau national au ministère de tutelle, la révision de leur statut et du régime indemnitaire de sorte qu’il soit conforme à celui en vigueur dans les autres secteurs de la Fonction publique ». L’annonce de cette grève intervient seulement quelques jours après l’annulation de la grève nationale, prévue les 14, 15, 16 et 17 courant, à l’appel des trois syndicats de l’enseignement: le syndicat national de l’enseignement (SNE), la fédération autonome de l’enseignement (FAE) et la Fédération nationale de l’enseignement (FNE) et l’accord conclu entre ces syndicats et le gouvernement, prévoyant de débloquer une enveloppe budgétaire destinée au financement du nouveau régime des indemnités, estimée à 4 milliards de dirhams répartis sur quatre ans et ce, à compter de septembre 2002, outre une enveloppe consacrée à la révision du statut des enseignants. Selon des dirigeants du SNESup, la décision de la grève a été arrêtée sous la pression et sans préparation du cahier revendicatif des grévistes, ni des modalités du débrayage.
Et ce, d’autant plus que le timing choisi pour ce mouvement n’a aura aucun impact sur le cours des événements, puisqu’il survient à un moment d’intervalles entre les deux sessions d’examens.
Mais, toujours est-il que la situation des enseignants universitaires, après les accords conclus avec les syndicats de l’enseignement, ne connaît plus de différence, sur le plan matériel, avec celle des agents de l’Education nationale, disposant de l’échelle 10. Cela dit, dans le cadre du SNESup, des indices portent à croire que la tension, qui prévaut au sein des CHU, est en voie d’être apaisée. Une assemblée régionale, qui aura lieu ce jeudi, à la Faculté de Médecine de Casablanca pourra apporter du nouveau en ce qui concerne l’état d’avancement des négociations avec les responsables gouvernementaux. Pour les autres universitaires, le temps est à l’attente. Car, pour cette année, c’est certainement trop tard.

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