Le Top Résa démarre sous la pression du Brent

La 26è édition du Salon Top Résa s’est ouverte à Deauville alors que le baril de pétrole franchissait le seuil des 50 dollars. Mais cela n’a pas entamé outre mesure l’optimisme du secteur. En témoigne le nombre de pays exposants, en augmentation constante. Plus de 1.350 marques sur une surface brute d’exposition de 21 500 mètres carrés et environ 24.000 professionnels et exposants sur les trois jours que dure l’événement. Préoccupées par la commission zéro dont le débat fait rage en France, les agences de voyages font le gros lot des visiteurs avec 14.300 attendus.
Salon leader des professionnels de voyages, le Top Résa est couvert par 400 journalistes venus de divers horizons. Tous guettent les premières tendances automne-hiver généralement marquées dans les brochures des grands TO. Côté USA, le signal est venu d’United Airlines qui renoue avec le salon après deux ans d’absence. L’apparition discrète de China Southern Airlines est certes symbolique, mais pour les observateurs, préfigurent des grandes tendances de demain. De même que la présence remarquée de l’Afrique à travers les pays classiques, dont la Tunisie, le Maroc, dont le stand est mitoyen de celui de l’Afrique du Sud, mais surtout des compagnies comme Air Senegal International, Air Ivoire et Air Burkina montrent que désormais le continent est un acteur à ne pas négliger. Parmi les 135 destinations représentées, 78 exposent pour la première fois.
Pour le Maroc, présent en force à travers un stand aux couleurs et à l’architecture du pays, le mot d’ordre est le même aussi bien chez les opérateurs que les décideurs politiques : ne pas lever le pied sur l’accélérateur de la promotion et, à l’heure où le chiffre du million de visiteurs français est à la portée, continuer d’investir. C’est en tout cas la position de l’ONMT et de la RAM, qui, ensemble, ont participé à l’animation du produit Maroc. Aussi bien pour le Directeur Général, Abbas Azzouzi que pour le monsieur ONMT-France, Redouane Reghaye, le maintien de la dynamique enclenchée sur le marché français passe par une promotion participative qui puisse associer les différents partenaires. Côté professionnel, ils étaient plus de 200 chefs d’entreprises. Les CRT de Marrakech, Agadir, Meknès,Tanger et Fès étaient représentés par leurs présidents, venus à l’image d’Azzedine Scally avecbrochures et matériel de voyages. Pour Agadir, il s’agit d’un grand retour avec des ambitions que justifient l’explosion du marché de l’Hexagone dans cette ville. «Nous sommes passés de 87.061 arrivées en 1998 à plus de 165 000 en 2003, d’où notre optimisme et notre volonté d’ancrer davantage cette reprise ».
Pour la ville de Meknès aussi, prèsente quatre fois de suite à ce rendez-vous, il s’agit de se faire connaître et de vanter les atouts d’une région où l’espoir renaît avec la multiplication des dessertes sur l’aéroport de Fès. Quant à Marrakech, porte-parole de la destination Maroc, de par le volume et la notorièté chez les consommateurs français, la présence à Deauville participe à la promotion du produit et à la réalisation de l’objectif de porter l’activité à son niveau de référence de l’année 2000. La croissance des capacités, l’installation d’Atlas Blue et l’engagement des compagnies aériennes à multiplier leurs capacité l’année prochaine, entre 11 et 18% sont des facteurs-clés, souligne Kamal Bensouda. Pour le président du CRT de Marrakech, Deauville, n’est pas un espace de vente, mais un lieu de contacts et de renforcement de positions. L’une des grandes nouveautés pour 2005 à Marrakech, sera l’arrivée de Thomas Cook de TUI. De quoi donner un coup d’accélérateur à l’indispensable intégration des TO.
Les tendances définitives du marché des voyages ont été, quant à elles déterminées ce vendredi. Gageons qu’elles ne soient pas aux relents des hydrocarbures.

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