Le tourisme national fait du surplace

Dans de nombreuses destinations touristiques du Maroc, le mois de juillet était synonyme de vaches maigres. A Marrakech, l’activité de la courbe des nuitées s’est infléchie de 7%. Même tendance à Tanger (-7%) et à Fès (-6%). Quant à la deuxième destination touristique du pays, Agadir, elle réalise une croissance de 4% sur la même période, dépassant de ce fait la ville ocre.
A l’inverse, avec une progression de 14%, Rabat signe l’une de ses meilleures performances, devant Casablanca (12%).  Les marchés français et interne, à eux deux 60% des nuitées nationales, sont les principaux responsables de cette méforme. Les nuitées des touristes venus de l’Hexagone se sont infléchies de 4% alors que celles générées par le marché national sont en  recul de 8%. Le ministère se félicite néanmoins de la bonne tenue des marchés cibles prioritaires à fort potentiel.
Là, la  palme d’or revient au Royaume-Uni (+36%), suivi de l’Espagne (19%). La grande déception vient de l’Allemagne (5%), marché doté d’un budget d’égale importance que celui de la France, mais qui n’arrive pas à décoller. D’aucuns se demandent, compte tenu de ces résultats, si la politique de co-marketing, qui profite aux TO français sera reconduite en 2007.
La même tendance se retrouve en portant l’analyse sur les sept premiers mois de l’année. On constate, note le ministère, que «les destinations les plus commercialisées, telles que Marrakech et Agadir, commencent à avoir des marges de progression limitées du fait de leur taux d’occupation élevés (respectivement de 67% et 63% depuis le début de l’année) et de l’essoufflement de la France qui est leur principal marché émetteur.
Dans l’ensemble, entre le 1er janvier et le 31 juillet 2006, les nuitées globales réalisées dans les établissements d’hébergement classés ont maintenu une croissance de 6%. Les fortes progressions sur la période sont à mettre à l’actif d’Agadir et de Casablanca, deux destinations en croissance de 11%. L’essoufflement de Marrakech est là aussi évident avec une faible progression (3%). A l’exception de la France, en progression de 1%, les principaux marchés émetteurs s’inscrivent sur d’importantes tendances haussières. Cas du Royaume-Unis, avec 40%, de l’Italie (15%), mais aussi de la Belgique et de l’Espagne. Le taux d’occupation a gagné 2 points au cours des sept premiers mois de l’année 2006 (49%) en comparaison avec la même période de 2005 (47%).
Consolation cependant, à fin juillet, le solde touristique a progressé de +32% par rapport à la même période de l’année dernière. Ceci est, explique-t-on Au ministère de tutelle,  le résultat d’une nette amélioration des recettes voyages qui ont enregistré au cours de la même période une augmentation de +29% et d’une croissance modérée des dépenses voyages (+8%). Pour le mois de juillet, Ces variations sont de +17% pour les recettes et +6% pour les dépenses. Le solde a ainsi affiché une augmentation de +19% par rapport à juillet 2005.


 Le bon cru des aéroports


A fin juillet 2006, 4,6 millions de passagers internationaux ont transité par les aéroports internationaux du Royaume, soit +16% par rapport à la même période de l’année précédente. Près de la moitié de ces passagers (48%) sont passés par le Hub de Mohammed V. Les aéroports des deux principaux pôles touristiques du Royaume, en l’occurrence Marrakech Ménara et Agadir Al Massira, drainent des parts respectives de 28% et 13%. Ces trois aéroports affichent des performances à deux chiffres : +15% pour Mohammed V, +22% pour Marrakech Ménara et +12% pour Agadir Al Massira…

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