L’épopée d’un Roi et d’un peuple

«Nous nous réjouissons de pouvoir annoncer la fin du régime de tutelle et du protectorat et l’avènement d’une ère de liberté et d’indépendance ». C’est la déclaration historique du libérateur de la nation Feu Mohammed V après son retour triomphal d’exil.
Un retour qui avait donné le signal du lancement du «grand jihad» lorsque le Royaume du Maroc avait amorcé un grand projet d’édification, de modernisation, institutionnelle, politique, économique, sociale et cultuelle. L’indépendance du Maroc a été payée au prix fort qui n’avait d’égal que l’abnégation et le dévouement des Marocains à leur cause. Comme le Sultan Mohammed Ben Youssef avait choisi l’exil et le sacrifice plutôt que de collaborer avec les autorités coloniales, le peuple marocain tout entier avait spontanément suivi l’exemple du Souverain et s’est engagé dans une lutte pour l’indépendance, pour que les Marocains prennent leur destinée en main. Les nombreux martyrs tombés dans le champ d’honneur avaient tracé avec leur sang les contours de l’indépendance d’un peuple jaloux de sa dignité et de sa liberté. Si les Marocains célèbrent chaque année la Fête de l’indépendance, c’est pour que l’hommage rendu aux martyrs soit éternel. Le 18 novembre est aussi l’occasion de rendre un vibrant hommage à Feu SM Mohammed V, ce Roi humble dont la foi immuable et le dévouement édifiant, qu’il mettait au service de son pays, cadraient parfaitement avec la cause juste de son peuple. C’est pour cette raison que Feu Mohammed V avait conduit son pays à l’indépendance et à la liberté. Ni l’exil forcé, ni les multiples tentatives des forces coloniales n’avaient eu raison de sa détermination de libérer le pays. Triomphalement accueilli par le peuple marocain, celui que l’on avait baptisé le père de la nation comblait les voeux des Marocains en leur annonçant l’heureuse nouvelle à laquelle il aspirait, lui, la famille royale et l’ensemble du peuple marocain : la fin du protectorat. C’était le couronnement d’une lutte héroïque qui avait commencé des années auparavant pour s’étendre à l’ensemble du Maghreb et à d’autres pays du continent.
Après des années de lutte et de sacrifices illimités, les autorités coloniales n’avaient d’autre choix que de se rendre à l’évidence et d’accepter la réalité. Ainsi, ces mêmes autorités avaient reçu Feu Mohammed V à Paris le 6 novembre 1955 où a eu lieu la signature de la déclaration de Celle-Saint-Cloud par laquelle le gouvernement français reconnaissait au Maroc le droit à l’indépendance et à la souveraineté.
Immédiatement après, le peuple marocain s’est attelé dans à l’édification nationale, pour que le pays ne rate pas le train de l’Histoire. Une édification qui se fera sous l’égide de Feu Hasan II durant près de quarante ans de règne, au cours desquels de nombreux défis ont été relevés. Aujourd’hui, sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, les liens entre la base et le sommet ne sont que plus renforcés avec la sauvegarde des acquis nationaux et la continuité de l’oeuvre de démocratisation et de développement. Le 18 novembre constitue donc une date particulièrement mémorable en raison de sa signification historique et sa connotation purement patriotique.

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