Les agences de voyages déclarent la guerre aux sites internet

Les agences de voyages déclarent  la guerre aux sites internet

Les agences de voyages marocaines ont décidé de déclarer la guerre officiellement aux sites internet qui commercialisent les voyages et les séjours au Maroc et à l’étranger. Selon des sources bien informées dans le secteur, la fédération des agences de voyages (FNAVM) a soumis récemment une requête au ministre du tourisme lui demandant d’intervenir pour l’interdiction des transactions en ligne. Mais pourra-t-il le faire ? En a-t-il les moyens ? Et une telle interdiction est-elle légalement fondée ? Contacté par Aujourd’hui le Maroc au sujet de cette requête, le ministre Lahcen Haddad n’a pas apporté de commentaires. Mais une chose est sûre : dans le cadre des concertations avec les professionnels du secteur, qui se déroulent depuis plusieurs mois, la question des sites internet a été posée sur la table parmi les sujets qui fâchent. Selon les agences de voyages, les sites qui vendent les produits touristiques n’ont tout simplement pas le droit de le faire car ils n’ont pas le statut d’agences de voyages. Or, du côté des sociétés qui gèrent ces sites, l’argument présenté consiste à dire qu’ils ne vendent pas de voyages ni de séjours mais font simplement de la promotion pour des clients qui sont des hôtels et des agences de voyages. Selon un des responsables du site mydeals.ma, qui a souhaité gardé l’anonymat, cette démarche n’a rien d’illégal puisque «les clients qui entrent sur notre site ne réservent pas sur notre plate-forme mais auprès de l’hôtel directement et c’est la même chose pour les packages qui englobent des nuitées et de l’aérien». En plus de cela, poursuit notre interlocuteur, «en période de crise, les sites ont rendu un grand service à beaucoup d’hôteliers à travers les flux de touristes qu’ils ont drainés et ont finalement contribué à soutenir la destination Maroc». Maintenant, ce sera au ministère de trancher entre les positions des uns et des autres. Et d’ores et déjà, si le ministère estime qu’ils sont dans l’illégalité, les gestionnaires des sites se disent prêts à demander légalement des agréments pour avoir leur statut de voyagistes. Affaire à suivre…

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