Les efforts du BCIJ portent leurs fruits: De moins en moins de Marocains à Daech

Les efforts du BCIJ portent leurs fruits: De moins en moins de Marocains à Daech

Septembre 2013 a enregistré la plus haute fréquence mensuelle avec 163 combattants migrants vers la zone syro-irakienne, suivi du mois de juin 2013 qui a connu un flux de 141 combattants se dirigeant vers ladite zone.

Ils sont âgés de 6 mois à 17 ans et se sont retrouvés en plein enfer syro-irakien. En effet, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a recensé pas moins de 333 enfants marocains mineurs dans les rangs de l’«Etat islamique». Ces enfants se répartissent entre 152 filles et 181 garçons. Le BCIJ a également dévoilé récemment que 284 femmes marocaines ont rejoint leurs conjoints dans le bourbier syro-irakien dont 52 ont regagné le Maroc après un séjour dans la zone en question. Quant aux enfants qui sont retournés au pays, les services de sécurité marocains ont révélé qu’ils sont au nombre de 15 mineurs. Par ailleurs, la fréquence mensuelle du flux des combattants marocains vers la zone syro-irakienne a nettement baissé. En témoignent les chiffres communiqués par le BCIJ qui attestent que cette régression a commencé à partir du mois de janvier 2014 grâce à l’offensive menée en direction des agents recruteurs et des rabatteurs locaux. Ainsi, septembre 2013 a enregistré la plus haute fréquence mensuelle avec 163 combattants migrants vers la zone syro-irakienne, suivi du mois de juin 2013 qui a connu un flux de 141 combattants se dirigeant vers ladite zone.

Mesures d’anticipation

Le danger que représente le terrorisme a fortement été anticipé par les services de sécurité marocains qui ont recensé 1.631 nationaux impliqués dans le bourbier syro-irakien. Ainsi, les renseignements crédibles du BCIJ ont dévoilé qu’une menace inquiétante pour la sécurité du pays provient de ces combattants marocains dont 225 ex-détenus dans des affaires liées au terrorisme.

Dans le même sens, le ministère de l’intérieur a enregistré 211 revenants. Toutefois, 558 des Marocains combattants dans ladite zone y ont succombé. Le BCIJ a dévoilé que 489 sont morts en Syrie et 69 en Irak. Dans ses révélations le BCIJ a aussi fait savoir que 865 Marocains combattent auprès de l’Etat islamique. Par ailleurs, une centaine de Marocains s’est ralliée à Harakat Cham Al Islam et 52 ont rejoint Jabhat Fath Cham anciennement appelée Jabhat Annosra. Parmi les Marocaines impliquées dans la zone syro-irakienne, Fatiha Hassani, veuve de l’ex-opérationnel d’Al Qaida Karim Mejjati ou encore Wafa Ait Faraj, épouse du terroriste marocain Hadj Tabbai, Alias Anas Al Maghribi, responsable administratif de la localité de Tebqa, région d’Erreqa, au sein de la zone contrôlée par l’«Etat islamique».

La menace terroriste toujours présente

Le constat sans appel du BCIJ lève le voile sur les chiffres des interpellations effectuées par ledit bureau. Ainsi, depuis 2002 jusqu’à 2016, pas moins de 3.137 personnes ont été interpellées dont 277 récidivistes. Toutefois, la menace terroriste reste persistante et émane notamment du Sahel où les structures terroristes de la région tissent des liens de plus en plus étroits avec le polisario. En effet, plus d’une centaine de séparatistes évoluent auprès de ces groupes, notamment l’Aqmi. En témoigne entre autres, le cas des trois humanitaires européens enlevés en octobre 2011, un attentat effectué au siège du secrétariat général du polisario, précise le BCIJ.

Un autre cas de figure évoqué par les services de sécurité du ministère de l’intérieur, il s’agit de la prise d’otages au site gazier d’Ain Amenas en Algérie exécuté par Mohamed Lamine Ouled Salek, élément du front polisario et membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis 2006. Le BCIJ signale à ce titre que les camps de Tindouf constituent une source d’inquiétude au niveau du Sahel et au niveau du pourtour méditerranéen. Ainsi, ces camps servent de repli par excellence aux opérationnels d’Aqmi. Cette situation interpelle l’intervention de la communauté internationale pour parer à tout risque que ces camps se transforment en fief de jihadistes.

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