Les enfants, un immense capital pour l’avenir de l’Afrique

Les enfants, un immense capital pour l’avenir de l’Afrique

Les enfants et les jeunes au centre d’un atelier thématique international à Agadir

Entre 2016 et 2030, la population infantile africaine devrait augmenter d’environ 170 millions, portant le total à 750 millions d’enfants. Investir dans leur santé, leur protection et leur éducation promet de fructifier les dividendes démographiques.

Le coup d’envoi de l’atelier thématique international sous le thème «Les enfants et les jeunes en mouvement : mettre en œuvre des solutions durables» a été donné jeudi à Agadir en présence d’une pléiade d’experts marocains et étrangers.

Organisé par le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration en collaboration avec l’Unicef, cet atelier de deux jours s’inscrit dans le cadre de la coprésidence maroco-allemande du Forum mondial pour la migration et le développement (GFMD). Cet atelier vient pour entamer la préparation de la mise en œuvre du Pacte mondial pour la migration du niveau local au niveau mondial, à travers l’échange des exemples de politiques et de pratiques migratoires sensibles aux enfants qui peuvent être reproduites à l’échelle régionale ou mondiale, en mettant l’accent sur le continent africain ; l’identification et la création conjointe de solutions pour résoudre les problèmes prioritaires pour et avec les enfants et les jeunes en mouvement; et la construction de coalitions multipartites qui mettront en avant certaines solutions identifiées pour aborder les questions clés touchant les enfants et les jeunes migrants.

Au programme de cet atelier, six sessions portent sur les défis et les opportunités concernant la collecte, l’analyse et le partage de données concernant les enfants et les jeunes migrants, y compris les garanties de protection de l’enfant, le développement des capacités, les droits à la vie privée et les bonnes pratiques, tout en faisant un focus sur la mobilité Sud-Sud et les flux migratoires régionaux. Les participants ont également passé en revue les éléments manquants dans les pratiques de retour et ont proposé des moyens concrets pour combler ces lacunes, y compris par le biais d’initiatives pilotes qui pourraient avoir un effet sur le pacte une fois adopté. Les travaux de cet évènement ont été enrichis par des témoignages de première main d’enfants et de jeunes migrants d’Afrique qui ont partagé leurs aspirations, expériences et solutions.

Pour les organisateurs de cet atelier, l’Afrique est le seul continent où les enfants constituent un immense capital pour l’avenir, où ils représentent presque la moitié des habitants. Entre 2016 et 2030, la population infantile africaine devrait augmenter d’environ 170 millions, portant le total à 750 millions d’enfants. Investir dans leur santé, leur protection et leur éducation promet de fructifier les dividendes démographiques et, si cet investissement s’accompagne de politiques et de pratiques de migration bien gérées, permettra de stimuler le développement et la prospérité à travers tout le continent. La première journée de cet atelier a été marquée par le lancement d’un projet qui capitalise sur l’amour des sociétés pour le foot, qui est considéré comme un vecteur pour l’inclusion des enfants migrants et réfugiés. Selon les initiateurs de ce projet, «le sport est un formidable facteur d’unité. L’amour du jeu rassemble des gens d’horizons très divers et montre que nos ressemblances transcendent nos différences».

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