Les enseignants montent au créneau

Les enseignants renouent avec les manifestations. Jeudi 1er mars ils observeront une grève à l’échelle nationale suite à l’appel de l’union des syndicats autonomes du Maroc (USAM). Et pour cause ? Cette union a relevé l’absence d’une vision ou méthodologie claire entreprise par Mohamed El Ouafa, ministre de l’éducation nationale, concernant le traitement urgent des affaires relatives au secteur et la réponse aux revendications légitimes des enseignants. A cet effet, ladite union a émis, le 25 février, un communiqué où elle dénonce fortement le dénigrement de ces revendications par le ministre en charge du secteur. Dans le même document, l’USAM rappelle à M. El Ouafa que les enseignants éprouvent une souffrance à cause des différentes politiques qui se sont succédé au secteur et de la mauvaise gestion des droits et des ambitions de cette catégorie sociale. Aussi, l’union confirme que les revendications de cette couche sont légitimes, c’est pourquoi elle appelle le ministre à faire œuvrer la bonne gouvernance dans ce sens.
De surcroît, l’USAM revendique la réforme du système des salaires et la réalisation d’une justice à ce niveau, voire la réduction des grandes disparités entre les salaires maximums et minimums. Ceci tout en accélérant la mise en œuvre de l’échelle mobile des salaires.
Parallèlement, l’union tient à la réalisation d’une justice fiscale entre riches et pauvres, voire l’allégement de la charge fiscale.
En outre, les syndicats du secteur de l’enseignement s’attachent à leurs acquis en matière d’âge de retraite.
L’USAM s’attache également à la réforme du système de promotion garantissant une motivation effective du fonctionnaire en fixant une ancienneté de quatre ans pour passer le concours professionnel, de huit ans pour s’inscrire dans les listes de promotion par sélection, voire de douze ans en tant que durée maximale d’attente. Outre la mise en place d’un échelon hors échelle.
Par ailleurs, l’union appelle à procéder à une révision intégrale du statut fondamental de la fonction et à mettre fin au phénomène du double emploi.
Ceci étant, l’USAM appelle à la mobilisation des enseignants pour défendre leurs acquis et droits.

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