Les manifestations d’Al-Hoceima instrumentalisées de l’étranger?

Les manifestations d’Al-Hoceima instrumentalisées de l’étranger?

Le magazine Jeune Afrique affirme avoir consulté un rapport de la DGST pointant du doigt deux entités basées aux Pays-Bas et en Belgique

Le document des services secrets cité par le magazine parle d’une réunion suspecte tenue le 10 avril, soit le jour même de la visite d’apaisement à Al-Hoceïma du nouveau ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit.

Les rumeurs sur des mains invisibles à l’origine des manifestations d’Al- Hoceima se confirment. En tout cas, le magazine français Jeune Afrique affirme que deux entités basées aux Pays-Bas et en Belgique participent à attiser les tensions au niveau de cette ville du Nord du pays.

La publication se base en effet sur un document de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST) qu’elle dit avoir consulté. Les conclusions de ce rapport révélées par Jeune Afrique pointent ainsi du doigt des groupuscules indépendantistes. Selon la même source, il s’agirait de deux entités basées aux Pays-Bas et en Belgique et actives au sein de l’émigration d’origine rifaine. Le rapport évoque nommément l’ONG Agraw N’Arif et le Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif.

Celles-ci auraient eu un rôle important lors des manifestations du 26 mars (attaque d’une résidence policière) et du 9 avril, distribuant banderoles, gilets fluorescents et portraits d’Abdelkrim El Khattabi. Ce n’est pas tout. Le document des services secrets cité par le magazine parle d’une réunion suspecte tenue le 10 avril, soit le jour même de la visite d’apaisement à Al-Hoceïma du nouveau ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit.

Dans les détails, la rencontre aurait connu la participation d’un groupe d’une demi-douzaine d’indépendantistes dans le but d’inciter le comité organisationnel des manifestations à Al-Hoceïma à décréter la désobéissance civile. Cela dit, les groupuscules concernés ont échoué dans cette mission puisque les membres du comité ont voulu poursuivre le dialogue avec les représentants du ministère de l’intérieur. Par ailleurs, les services de la DGST mettent sous la loupe les transferts de fonds informels «hawalas» en provenance d’Europe et à destination d’Al-Hoceïma. Il semblerait que certains fonds contribuent «au financement de l’agitation» dans la zone. A noter que le ministre de l’intérieur a tenu une réunion, lundi 10 avril, dans la ville avec les membres des instances élues et les représentants des services extérieurs et de la société civile de la province.

A cet égard, le ministre a souligné que son département a pris une batterie de mesures visant à insuffler un nouvel élan à la relation entre les autorités locales, les citoyens, les associations de la société civile et les acteurs politiques et syndicaux, en dotant la province d’Al-Hoceïma de meilleurs cadres de l’administration territoriale à tous les niveaux, et ce afin d’améliorer les prestations présentées à la population et d’accélérer le rythme de réalisation des projets programmés.

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