Les marocains consomment mieux

Les marocains consomment mieux

Le mode de consommation des Marocains a évolué au cours de ces vingt dernières années. Leur alimentation, en fait, a nettement changé. Le menu est composé de plus de viande, de poisson et de légumes et de moins de produits céréaliers, de sucres et de produits gras. C’est ce qui ressort d’une enquête sur la consommation menée par le Haut commissariat au Plan (HCP) dont les résultats ont été révélés lundi dernier, à Rabat.  
Cette enquête a été menée pendant une période de 16 ans, de 1985 à 2001, sur un échantillon de 15.000 ménages représentatifs des différentes catégories socio-économiques et régions du Maroc.  C’est ainsi que le HCP a donné des estimations sur la consommation annuelle moyenne, par personne, et a mis l’accent sur le changement qu’a connu chaque produit alimentaire.   
Le panier de la ménagère contient désormais plus de produits alimentaires riches en protéines animales, tandis que la part des céréales et des produits sucrés a connu une baisse importante. En effet, l’enquête précise que le poids relatif des produits alimentaires riches en calories (céréales, sucres et produits sucrés, corps gras) est passé de 39,1%, en 1985, à 33,4%, en 2001, soit une baisse de 5,7%.  S’agissant des produits alimentaires riches en protéines animales, les résultats de cette étude mentionnent que leurs consommations sont allées crescendo au cours de la période de l’enquête. La quantité annuelle moyenne, par personne, de la consommation des produits laitiers et ses dérivés a connu une hausse, en grimpant de 30,26 litres, en 1985, à 37,75 litres, en 2001. Sur la même tendance haussière, la consommation du poisson a grimpé de 6,24 à 9 kg, et celle des viandes est passée de 15,95 à 18,35 kg. Pour sa part, le volet des produits riches en sels minéraux et en vitamines a connu, lui aussi, une progression. Les Marocains consomment davantage de légumes et de fruits. D’ailleurs, le poids moyen annuel de légumes consommés, par personne, a augmenté de 113,15 kg, en 1985, contre 137,63 kg, en 2001. La part des fruits, quant à elle, a enregistré une hausse de près de 7 Kg, avec 32,17 contre 39,08 kg pour la même période. 
Cette évolution a touché également la consommation annuelle d’huile par personne qui est passée de 14,46 à 17,02 litres.
En plus de la consommation, l’enquête s’est intéressée aux dépenses et aux parts que chaque manége réserve pour chaque type de consommation. C’est ainsi que l’alimentation maintient sa place et arrive en pôle position des dépenses des ménages. Tout en restant le principal poste budgétaire, les dépenses allouées à l’alimentation sont passées de 48,6%, en 1985, à 41,3%, en 2001. La baisse a été également constatée au niveau des dépenses d’habillement (de 7,3 à 4,8% ), contrairement aux dépenses d’habitation (de 20,1 à 22,1%). 
Dans le hit-parade des villes où l’on a noté les plus grosses dépenses, Casablanca est, sans aucune surprise, en tête du peloton. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les régions d’Oued Eddahab- Lagouira, Laâyoune-Boujdour- Sakia El Hamra et Guelmim-Essmara
arrivent, elles, en seconde place. Les dépenses les plus minimes ont été enregistrées  dans la région de Marrakech-Tensift- Al Haouz.

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