Les revendications du Médiateur adressées au gouvernement

Les revendications du Médiateur adressées au gouvernement

Le Médiateur pour la démocratie et les droits de l’Homme a adressé un mémorandum au chef de gouvernement, relatif à des revendications ayant fait l’objet de plaidoyers de cette ONG auprès de plusieurs institutions et acteurs nationaux. Le document qui comporte une série de sollicitations estime nécessaire «l’examen, dans les plus brefs délais, de ces questions qui constituent des prérequis à l’exercice par le gouvernement de ses missions relatives aux programmes et stratégies». Le Médiateur tend à travers ce document à «consolider la confiance dans le processus de changement auquel aspirent tous les citoyens, notamment les parties qui se sentent lésées». Dans une déclaration accordée à ALM, Khadija Marouazi, présidente du Médiateur pour la démocratie, a affirmé que «les revendications que le Médiateur a adressées au chef de gouvernement ne représentent pas de simples demandes mais des nécessités urgentes». Et de poursuivre : «Sous l’égide de la nouvelle Constitution et des prérogatives du chef de gouvernement, la révision des dossiers des détenus, notamment Rachid Niny, et de ceux liés à l’affaire Belliraj, s’avère indispensable». En effet, le Médiateur a commencé par évoquer l’affaire Belliraj en revendiquant la libération de la plupart des détenus dans l’affaire, qualifiant leur incarcération à ce jour de «contraire à la logique». Sur un autre registre, le Médiateur appelle à «faire bénéficier de la grâce les détenus dans le cadre de la loi antiterroriste n’ayant pas été impliqués dans des crimes et à rejuger les détenus qui n’ont pas eu le droit à un procès équitable, notamment ceux qui se sont montrés disposés à remettre en cause leur idéologie et à abandonner la violence». Dans ce sens, il invite le gouvernement à «lancer une série de mesures visant la libération des détenus n’ayant pas commis de crimes, le règlement des dossiers annexes et l’examen des moyens de jeter les fondements de la remise en cause idéologique aux niveaux politique, culturel et médiatique». Par ailleurs, le Médiateur exhorte le gouvernement à faire en sorte que les individus poursuivis dans l’affaire de Gdim Izik puissent bénéficier de procès équitables tout en mettant l’accent sur la responsabilité de l’Etat en matière d’indemnisation des familles des éléments de la Gendarmerie royale, de la Sûreté nationale, des Forces auxiliaires et de la Protection civile, qui ont été tués et blessés lors du démantèlement du sit-in de Gdim Izik.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *