Les traducteurs assermentés désirent s’assembler en Ordre

Les traducteurs assermentés désirent s’assembler en Ordre

Pratique illégale, bête noire

Les participants à cette session ont, entre autres, pointé du doigt les pratiques illégales du métier. Ce sont, selon des chiffres présentés à l’occasion, 500 traducteurs qui ne sont pas assermentés et se contentent de la qualité d’interprète officiel ou accrédité. C’est pourquoi les affiliés à l’ATAJ ont proposé des amendements à la loi 50-00 qui régit ce métier et qu’ils considèrent anticonstitutionnelle. «Parmi les cinq amendements soumis au ministère en décembre 2014 et qui seront mis à jour dans les quelques mois à venir, l’un est consacré aux pratiques illégales», a précisé Noureddine Saidi, qui vient d’achever son mandat à la tête d’ATAJ pour être remplacé par Elhoussine Birouaine suite à un vote à l’issue de cette assemblée.

ATAJ veut un Ordre

Le même événement a été marqué par un échange de propositions et d’idées tantôt confirmées, tantôt vivement critiquées. Outre l’unanimité autour des rapports moral et financier, les affiliés à l’ATAJ, qui sont au nombre de 188, ont convenu d’ériger la création d’un Ordre national en priorité. Quant aux critiques, elles ont concerné la baisse des tarifs par certains collègues et le prix du papier en tête, entre autres. Ce support, qui sera dispensé de la TVA à partir de cette semaine, est destiné à couper l’herbe sous ces pratiques illégales en question. D’ailleurs, ce papier est conçu de manière à ne pas être falsifié.

D’aucuns interprètes assermentés ont même critiqué le rejet de leurs traductions par certains services consulaires au cas où elles ne sont pas produites sur ledit papier. C’est pourquoi, certains traducteurs ont vivement appelé leurs collègues à recourir à ce support pour éviter de tels problèmes. Dans ce sens, les uns ont proposé de s’approvisionner en ce papier, auprès de l’association, à un dirham. D’autres ont proposé deux dirhams en dispensant les affiliés à l’ATAJ des frais d’adhésion qui sont parfois payés en retard par certains membres. Dans la foulée, quelques interprètes assermentés ont critiqué la légalisation de documents par le ministère des affaires étrangères préalablement à la traduction. Chose qui est illogique à leur sens.           
              
Une tenue en audiences

Entre-temps, d’autres membres d’ATAJ ont soufflé des idées à l’instar du port d’une tenue lors des audiences dans les tribunaux comme c’est le cas pour les avocats et juges.

Un fonds de solidarité    

Aussi, ils ont convenu de créer un fonds de solidarité qui sera dédié, dans les plus brefs délais, aux traducteurs affiliés à l’association en cas de faute professionnelle ou de maladie. Un fonds qui sera alimenté de 600 DH par an par chacun de ses membres pour venir en aide à leurs confrères pendant les moments difficiles.

Pour information, cette session a été consacrée à My Mohamed Jaidi, doyen des interprètes assermentés. Une occasion pour ceux-ci en vue d’évoquer les qualités du défunt qui leur a recommandé, selon l’un de ses proches, de demeurer unis. Un clin d’œil a été également fait à la femme traductrice puisque l’événement s’est tenu la veille de la fête qui lui est dédiée. 

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