Les voies de la croissance selon L’ONA

Le 17 juin 2005, la Fondation ONA avait organisé un forum sous le thème « Les nouvelles voies de la croissance ». Les conclusions de cette rencontre ont toutes été retranscrites dans un «cahier» afin d’être transmises aux principaux acteurs économiques du Maroc. La Fondation espère ainsi contribuer à la réflexion autour des évolutions et des enjeux de l’économie moderne notamment pour favoriser l’émergence d’une nouvelle ère de management stratégique affranchie des paradigmes classiques. 
Les trois problématiques débattues lors de cette journée d’étude sont donc retranscrites dans le cahier. La première conférence, animée par Mustapha El Baz, s’était intéressée aux « défis actuels et les opportunités pour l’entreprise marocaine ». Cet enseignant-chercheur avait articulé son exposé autour de quatre éléments : une photographie du contexte, les piliers du succès qui sont au nombre de cinq (l’intelligence économique, le changement et la réactique, les alliances et le partenariat, la productivité des facteurs innovation et qualité, la vision et le positionnement), les pistes de prospérité développées à partir d’exemples et une conclusion qui se projette dans l’avenir. Le deuxième volet portait sur l’importance des choix stratégiques et organisationnels. Le Docteur ès sciences de gestion et Directeur général de la société AB Conseil, Anis Bouayad, a choisi de parler sur « La stratégie d’entreprise, entre paradigmes classiques et nouveaux concepts». Pour expliquer l’importance des choix stratégique dans une entreprise, M. Bouayad s’est appuyé sur des exemples d’entreprises européennes et américaines.
La troisième et dernière conférence s’était penchée, quant à elle, sur la question « Ressources immatérielles et performance des organisations : de nouvelles perspectives pour la création de valeur ». C’est Ahmed Bonfour, Maître de Conférences à l’Université de Marne-La-Vallée qui a animé le débat. Différentes conclusions ont été tirées de ce forum qui a su en une journée ressortir les principaux défis de l’économie marocaine. Toutefois, les intervenants s’accordent tous à dire qu’aujourd’hui, il devient nécessaire de changer la physionomie de l’économie du pays afin qu’elle soit en adéquation avec la logique du nouveau siècle. Il est nécessaire aussi d’élargir la production aux valeurs immatérielles en raison du caractère fatalement limité à la production matérielle. Enfin, ces économistes conviennent de l’émergence « d’un pacte national de recherche scientifique » qui mobiliserait les chercheurs marocains en fonction des intérêts et des priorités du pays notamment en matière d’énergie, d’eau, de biotechnologie, de diversité culturelle …

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