Liesse à Falloujah, combats sanglants à Bagdad

Liesse à Falloujah, combats sanglants à Bagdad

La liesse a explosé à Falloujah après le passage du convoi mené par des membres du Corps de défense civile irakienne (ICDC, auxiliaire de l’armée). Le convoi était formé d’une vingtaine de blindés américains, de voitures de police et de véhicules de l’ICDC. Rapidement, des hommes masqués ont tiré en l’air, tandis qu’une foule d’habitants a paradé dans les rues, voyant dans la présence de policiers irakiens autour des soldats américains une « victoire » contre les forces d’occupation. Depuis qu’un accord a été atteint entre les marines et la guérilla fin avril, après près d’un mois de combats sanglants, seules la police irakienne et la nouvelle brigade de Falloujah avaient patrouillé dans ce bastion sunnite à 50 km à l’ouest de Bagdad. Le passage sans incident de ce premier convoi, pourrait être le point de départ d’un retrait plus substantiel des marines qui avaient commencé à abandonner des positions à Falloujah le 30 avril.
A Sadr City, les heurts sanglants entre GI’s et miliciens se sont poursuivis dans la nuit de dimanche à lundi. « Seize membres des forces anti-irakiennes (« rebelles », dans la terminologie américaine) ont été tués dans la nuit lors d’une série d’incidents qui ont duré jusqu’à l’aube », a indiqué un porte-parole militaire. Au même moment,le bureau de Moqtada al-Sadr à Sadr City a été totalement détruit au canon de char. Mais les habitants ont immédiatement entrepris de le reconstruire, alors que les miliciens en armes avaient disparu.
La tension est vive entre les forces de la coalition et les miliciens chiites dans les villes saintes de Najaf et Kerbala ainsi qu’à Koufa (centre), mais aussi à Bassorah et Amara (sud), où de récents affrontements ont fait des dizaines de morts.
A Bassorah, les chargements de brut ont été réduits de moitié après le sabotage de l’un des deux oléoducs alimentant le terminal off-shore du nord du Golfe, le principal débouché de brut irakien, selon des sources pétrolières. « Nous sommes passés d’une moyenne de 80.000 barils par heure à 40.000 barils par heure », a déclaré à l’AFP l’ingénieur Ali Nasr Al-Roubaï, directeur du terminal de Bassorah.Un ingénieur des installations, Moayyed Hachem, a expliqué que le chiffre de 80.000 barils par heure représentait le maximum de la capacité d’exportation du terminal. Selon lui, cette moyenne peut baisser à 50.000 barils par heure quand la production ne suit pas. Avant le sabotage, un responsable du ministère du Pétrole à Bagdad avait indiqué à l’AFP que la moyenne des exportations actuelles se situait autour de 1,8 million de barils par jour. Dans le nord, un Néo-Zélandais, un Sud-Africain travaillant pour une entreprise chargée de projets de reconstruction et leur chauffeur irakien ont été abattus par des hommes armés à Kirkouk. Il s’agit de la première attaque visant des civils étrangers à Kirkouk.

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