L’Office des changes livre son constat

L’Office des changes livre son constat

Les investissements directs étrangers au Maroc (IDEM) sont en hausse. C’est ce que dévoile l’Office des changes dans son rapport annuel sur la balance des paiements et position globale du Maroc précisant qu’ils se soldent à 34,2 MMDH en 2018 contre 26 MMDH en 2017, soit une hausse de 31,3% (à savoir +8,1 MMDH). Cette évolution est due principalement à l’accroissement des titres de participation de 69,1%, explique la même source. Dans le même sens, ce résultat est marqué par la baisse des instruments de dette de 17,6%. Par ailleurs, les bénéfices réinvestis ont eux aussi diminué de 30,2%. De leur part les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) en 2018 s’établissent à 6,3 MMDH contre 9,9 MMDH une année auparavant, soit une baisse de 36,8%. Il en ressort également que le recours de l’économie marocaine à l’endettement extérieur (public et privé) recule de 79,9% (5,7 MMDH en 2018 contre 28,8 MMDH en 2017). Globalement, le solde du compte financier atteint -47,7 MMDH en 2018 contre -28,2 MMDH en 2017. «Ce résultat est dû principalement à la baisse du solde des investissements directs, et du solde des autres investissements, malgré la hausse du solde des investissements de portefeuille», précise l’Office des changes ajoutant qu’en termes de flux, les engagements de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde se chiffrent à 42,1 MMDH contre 44,3 MMDH en 2017, enregistrant une baisse de 2,2 MMDH.

Autre observation au niveau du compte financier : le solde des crédits commerciaux et avances enregistre une diminution de 9,3 MMDH atteignant -8,4 MMDH en 2018. Du côté de la position extérieure du Maroc, celle-ci dégage une situation nette débitrice au titre de l’année 2018. Reflétant la situation du patrimoine financier de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, la position globale du Maroc fait ressortir un solde net débiteur de 735,9 MMDH contre -703,4 MMDH à fin décembre 2017.
L’Office explique que cette évolution est due à la fois de la hausse des encours des engagements financiers de 18,6 MMDH, et du fléchissement des avoirs financiers de 13,9 MMDH. Concernant le compte courant, le déficit est en hausse.
Il s’avère que le solde déficitaire des transactions courantes s’établit à -60,6 MMDH en 2018 contre -36,3 MMDH en 2017, soit une augmentation de 24,3 MMDH. «Rapporté au PIB, ce solde s’établit à 5,4% contre 3,4% en 2017», souligne l’Office des changes indiquant que cette aggravation est due principalement à la hausse du déficit des échanges de biens et la baisse du solde excédentaire des revenus secondaires, et ce en dépit de la hausse du solde des échanges de services.

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