Loi-cadre d’enseignement : Le conseil d’Azziman livre son avis

Loi-cadre d’enseignement : Le conseil  d’Azziman livre son avis

En dépit des efforts louables déployés depuis l’adoption du programme national d’éducation  à la citoyenneté, aux droits de l’Homme, à l’égalité des genres et aux valeurs de tolérance, les comportements d’incivilité persistent.

Pour rappel, le chef de gouvernement avait sollicité l’avis du conseil en juillet dernier. «Au cours de cette session nous aurons à examiner le projet d’avis du conseil sur le projet de loi-cadre qui nous a été soumis fin juillet par le chef de gouvernement. La commission ad hoc à qui vous avez confié l’élaboration d’un projet d’avis en août dernier a travaillé de manière soutenue pendant les mois de septembre et octobre et le projet qu’elle a élaboré a été dûment étudié par le bureau», a affirmé Omar Azziman, président du CSEFRS. Le deuxième point inscrit à l’ordre du jour du conseil concernait le rôle de l’école dans l’éducation aux valeurs. Dans ce sens, un rapport a été examiné par les membres du conseil au cours de leur dixième session.

«La commission permanente chargée des curricula, des programmes, des formations et des moyens didactiques s’était engagée à travailler, entre autres sujets, sur l’éducation aux valeurs en vue de développer et approfondir les prescriptions de la vision 2015-2030. Sur ce point, le résultat du travail de la commission permanente a fait l’objet d’un rapport», a expliqué Azziman. Et de poursuivre: «Vous savez que la vision 2015-2030 a fortement souligné le rôle de l’école dans la construction d’une société démocratique, égalitaire et citoyenne et fait de l’éducation aux valeurs, dans sa transversalité, l’une des principales missions de l’école. Mais vous savez aussi que la vision 2015-2030 a tenu à relever,  qu’en dépit des efforts louables déployés dans ce domaine depuis l’adoption du programme national d’éducation  à la citoyenneté, aux droits de l’Homme, à l’égalité des genres et aux valeurs de tolérance, les comportements d’incivilité persistent comme le non-respect de l’autorité, de la discipline, du bien public, de l’environnement, comme persistent au sein même des établissements scolaires et dans leur périmètre immédiat des comportements de harcèlement et de violence».

Par ailleurs, l’examen du projet de rapport relatif à l’éducation non formelle et à la lutte contre l’analphabétisme a été reporté. Selon Azziman, «le bureau du conseil a estimé, après avoir examiné la première mouture préparée par la commission permanente chargée des services sociaux et culturels et de l’ouverture des établissements d’éducation et de formation sur leur environnement, que ce projet appelle un approfondissement. Il a donc été décidé, en concertation avec la commission concernée, de poursuivre le travail afin de soumettre le projet à la prochaine session ordinaire de notre conseil».

Dans un autre registre, la dixième session du conseil a été marquée par la participation de Rachid Belmokhtar, ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, et Jamila Mossali, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres par intérim. Les deux responsables gouvernementaux ont présenté devant les membres du conseil deux exposés pour faire le point sur les programmes et les plans en cours d’exécution pour la mise en œuvre progressive de la vision stratégique de la réforme de l’éducation.

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