Loi de Finances : 28.000 postes budgétaires en 2020

Loi de Finances : 28.000 postes budgétaires en 2020

14,6 MMDH pour la compensation, 10 MMDH de TVA à rembourser aux entreprises… Les premiers détails

Les engagements du gouvernement dans le cadre du dernier accord social signé en avril dernier s’élèvent l’année prochaine à 6 milliards de dirhams à travers notamment la deuxième tranche de la hausse des salaires des fonctionnaires dans l’administration publique.

Les premiers détails du projets de loi de Finances (PLF 2020) sont connus. Fait marquant, il semble ainsi que le gouvernement a décidé de s’inscrire dans la même lignée des budgets précédents, à savoir l’appui aux secteurs sociaux. C’est ce qui ressort des premiers chiffres ayant filtré. C’est le cas notamment pour la Caisse de compensation avec une enveloppe budgétaire estimée à 14,6 milliards de dirhams. Sachant qu’il est considéré comme le premier poste de dépense de la Caisse, le gouvernement a établi ses estimations concernant le gaz butane sur la base d’une hypothèse d’un cours à l’international de 350 dollars/tonne au cours de l’année prochaine.

Autrement, l’Etat continuera à subventionner certains produits de première nécessité l’année prochaine en attendant la mise en place d’un système de ciblage pour les aides directes. Il faut préciser, en outre, que le gouvernement prévoit des mesures d’accompagnement pour les mécanismes de compensation à travers notamment la souscription d’une assurance internationale contre l’envolée des prix. Concernant la création d’emploi, le gouvernement tablerait dans le cadre du prochain budget sur la création de plus de 28.000 postes budgétaires, un chiffre en hausse par rapport à l’année en cours pour faire face au départ important à la retraite des fonctionnaires.

L’effort d’emploi continue dans le secteur de l’enseignement avec quelque 15.000 postes pour les AREF (Académies régionales de l’éducation et de la formation).

Le secteur de la santé devrait hériter, quant à lui, de 4.000 postes budgétaires répartis entre médecins, infirmiers et personnel, le but étant de répondre à la demande tout en continuant la mise en place du plan santé 2025.

Le régime d’assistance médicale au profit des démunis ne sera pas en reste puisque le Ramed devrait bénéficier au cours des prochains mois d’une enveloppe estimée à 1,7 milliard de dirhams. L’effort de l’Etat pour le financement de la nouvelle phase de l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain) continue dans le PLF à travers une enveloppe de 2,2 milliards de dirhams. Pour rappel, le Maroc avait lancé en septembre 2018 la 3ème phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (2019-2023), selon une nouvelle démarche et une enveloppe budgétaire totale estimée à 18 milliards de dirhams.

S’agissant de la lutte contre les disparité spaciales, les responsables tableraient sur un budget de 7,4 milliards de dirhams. Pour le secteur économique, le remboursement des crédits TVA au profit des entreprises pour éponger les dettes de l’Etat doit continuer en 2020 avec un objectif affiché d’atteindre les 10 milliards de dirhams au cours des prochains exercices budgétaires. Par ailleurs, les engagements du gouvernement dans le cadre du dernier accord social signé en avril dernier s’élèvent l’année prochaine à 6 milliards de dirhams à travers notamment la deuxième tranche de la hausse des salaires des fonctionnaires dans l’administration publique. Le gouvernement compte sur les résultats du dialogue social pour défendre sa politique «du renforcement du pouvoir d’achat, notamment des classes moyennes» sachant que le dispositif de promotion des logements adressés à cette catégorie pourrait être reproduit.

A noter enfin qu’un Conseil de gouvernement se réunit ce jeudi à Rabat. Lors de cette réunion, le Conseil examinera le projet de loi de Finances de l’année 2020 et les textes qui l’accompagnent. Il s’agit de trois projets de décret relatifs à la délégation du pouvoir au ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration en ce qui concerne les emprunts internes et le recours aux autres moyens de paiement, les financements étrangers et à la conclusion de contrats d’emprunts pour le remboursement de la dette extérieure et aux accords de garantie des risques des taux d’intérêts et de change.

La semaine dernière, un Conseil des ministres présidé par le Souverain avait adopté les grandes lignes du prochain budget. Le transfert du PLF devra se faire dans les prochaines heures qui vont suivre son adoption par le Conseil de gouvernement.

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