Maroc-Banque islamique de développement: Le partenariat stratégique au profit de la coopération Sud-Sud

Maroc-Banque islamique de développement: Le partenariat stratégique au profit de la coopération Sud-Sud

La Banque islamique de développement et le Maroc ont relancé, mercredi à Rabat, leur partenariat en signant un mémorandum d’entente et de partenariat stratégique ainsi que plusieurs accords de financement de projets structurants. La cérémonie qui a été présidée du côté marocain par le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Boussaid, s’est déroulée en présence du ministre de l’énergie, Abdelkader Aâmara, et du président de la BID, Ahmed Mohamed Ali.

Hier encore légèrement en retrait par rapport à la Banque mondiale, à la Banque africaine de développement et aux autres institutions financières internationales qui ont multiplié les accords avec le Maroc, la BID s’est rattrapée avec ce financement de plusieurs projets dans les domaines de l’alimentation en eau potable dans la région du Souss-Massa-Drâa et dans la culture de l’olivier.

Des projets qui dénotent une refondation de la coopération bilatérale quarantenaire qui «lie la banque à l’un de ses membres fondateurs». Refondation parce que la nouvelle coopération stratégique part du principe que le Maroc est un des acteurs majeurs de la coopération Sud-Sud qui s’opère en direction de l’Afrique subsaharienne. Ce dernier enjeu a été jugé par les uns et les autres de plus efficient que la coopération classique, mais aussi de moins onéreux.

Restructuration aussi en ce que les nouveaux accords portent sur des investissements en infrastructure, l’autre grand axe du partenariat stratégique mis en chantier ce mercredi. Sur ces axes majeurs viennent se greffer deux autres ambitions : celle d’associer le secteur privé à cette nouvelle forme de coopération et celle de faire bénéficier les autres pays du continent des compétences et des expertises que la BID reconnaît au Maroc.

En prévision de ce rôle éminent, la BID entend mettre à la disposition du Maroc les moyens susceptibles de l’aider dans cette mission. Le président de la BID a relevé à cet égard que le total de l’encours accordé au Royaume dans le cadre de la nouvelle stratégie s’est monté à 2,4 milliards de dollars et que la coopération stratégique représente 40% de ce chiffre.

L’objectif, a-t-il précisé, est de renforcer la compétitivité commerciale d’une économie qui s’est montrée aussi résiliente que l’économie marocaine et de promouvoir le développement rural intégré. Le ministre de l’économie est allé plus loin dans l’évocation de la coopération privilégiée de la coopération entre le Maroc et la BID.

Depuis 1975, l’encours total a été de 45 milliards de dollars, a-t-il précisé. Il a annoncé que les projets objet des accords signés au titre de la coopération stratégique multisectorielle se rapportent à l’alimentation en eau dans la région d’Agadir et au développement de la filière oléicole pour les petits agriculteurs.

Le premier projet est inscrit dans la convention pour 80 millions de dollars et le 2ème pour 1,8 milliard de dollars. Mais, a déclaré le ministre, ce ne sont là tout au plus que des exemples des nombreuses réalisations de la coopération bilatérale. En constante progression, elle porte, entre autres, sur les infrastructures, l’adduction d’eau, l’électrification rurale, la réhabilitation et la maintenance des barrages.

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