Maroc-Espagne : La lune de miel continue

A l’issue de la rencontre effectuée, à Madrid, entre le ministre marocain des Affaires étrangères et son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, les deux pays ont convenu d’un commun accord de fixer, pour le 29 septembre prochain, en Espagne, la tenue de la 7ème réunion de Haut niveau. Dans un communiqué publié mardi par le ministère espagnol des Affaires étrangères, "les contacts politiques" entre les deux pays "se sont multipliés durant la dernière année et des canaux directs ont été établis entre les différents départements". Les relations diplomatiques entre le Maroc et l’Espagne sont donc au beau fixe. Et pour cause, en une année seulement, des canaux de coopération régulière ont été mis en place entre les ministères importants des deux pays. Il s’agit notamment de l’Intérieur, la Justice, la Défense, la Lutte contre le terrorisme, la Culture et l’Education.
"Ce qui a permis d’obtenir des résultats positifs", a précisé le communiqué. L’une des questions les plus épineuses dans les relations entre les deux pays est sans nul doute celle de l’émigration clandestine. A ce sujet, le ministère espagnol des Affaires étrangères a souligné que "la coopération entre les autorités des deux pays et le recul du phénomène de l’immigration clandestine ont été positivement évalués, estimant que "le processus de régularisation des immigrés marocains en Espagne a été aussi évalué avec satisfaction" par les deux chefs de la diplomatie. Ces derniers ont également abordé le sort du processus euro-méditerranéen. Rappelons à ce titre, qu’en novembre prochain, un Sommet commémorera le 10ème anniversaire du Processus de Barcelone. A cette occasion, les gouvernements marocain et espagnol ont manifesté leur intention d’unir "leurs efforts" pour atteindre un objectif clair, conciliant entre "la paix et la prospérité" dans les pays de la région. Concernant l’affaire du Sahara, la diplomatie espagnole a été on ne peut plus claire. Le ministre Miguel Angel Moratinos a réitéré l’engagement actif du gouvernement espagnol de travailler d’une manière constructive à la recherche d’une solution juste, définitive et acceptée par les parties. C’est ainsi que Madrid considère que l’intégration maghrébine "constitue une aspiration profonde des peuples de la région et une nécessité devant les défis politiques, économiques et sociaux du 21ème siècle".
En allusion au rôle de l’Algérie dans la détérioration de la situation, "le gouvernement espagnol ne ménagera aucun effort pour favoriser l’amélioration du climat politique dans la région et impulser le dialogue entre les parties et les autres acteurs concernés", affirme le communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères.
C’est dans le cadre de cette "offensive diplomatique espagnole" que s’inscrit l’envoi, vendredi dernier, d’une lettre du ministre Moratinos au secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, lui demandant de nommer d’urgence un représentant personnel pour le Sahara. "Parallèlement, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et à l’Amérique Latine, Bernardino Leon, entamera dès mercredi une série de contacts politiques qui le mènera à Alger, Tindouf, Rabat et Nouakchott". A noter que l’ambassadeur marocain à Madrid, Omar Azziman, a affirmé dans une déclaration à l’agence espagnole Europa Press que toute délégation "offrant des garanties d’objectivité", sera la bienvenue au Maroc et plus précisément dans les provinces du Sud. Omar Azziman réagissait au refoulement de l’aéroport de Laâyoune d’une délégation espagnole représentant une association qui soutient ouvertement les séparatistes du polisario.

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