Maroc-Espagne : Un premier test électoral pour Zapatero

Le dimanche 27 mai, les Espagnols se rendront aux urnes pour élire leurs représentants aux instances locales et régionales. Le même jour, les électeurs devront choisir, à la fois, les gens qui dirigeront leurs communes et ceux qui, à un niveau supérieur, vont gérer les affaires de leurs gouvernements autonomes respectifs.
Ces élections revêtent une grande importance pour le citoyen espagnol qui leur accorde encore plus d’intérêt qu’aux élections générales. En effet, avec un système basé sur une régionalisation très développée, l’Espagne a su surmonter plusieurs défis sociaux, politiques, économiques et même ethniques.
Une recette simple et efficace qui confère à chaque région un outil de gestion locale qui correspond, d’abord, à ses spécificités culturelle et historique, et, ensuite, au niveau de son indépendance économique. C’est pour cela que l’électeur considère que son vote aux élections locales est vital. Car c’est le président de son gouvernement autonome qui ira négocier à Madrid des avantages pour sa région.
Chez nous, au Maroc, ce scrutin revêt une double importance. D’abord, parce nous nous acheminons vers la création d’une autonomie élargie dans les provinces du Sud. Suivre de près l’expérience espagnole permettrait aux politiques de la région concernée de voir comment, à travers des élections locales, on peut avoir une grande influence sur son environnement national et régional.
Ces élections sont aussi importantes pour le Maroc car elles auront un effet immédiat sur la position politique du gouvernement socialiste dirigé par José Luis Zapatero. Ce dernier, faut-il le rappeler, est en train de donner une impulsion inédite au développement des relations de coopération et de bon voisinage de son pays avec le Maroc. Depuis son arrivée à la tête de l’exécutif madrilène, beaucoup de dossiers – jadis conflictuels – sont en cours de règlement à travers le dialogue et la coopération.
Le Parti socialiste passera, dimanche, son premier test électoral après les élections du 14 mars 2004. Il pourrait obtenir un résultat qui consoliderait sa victoire électorale aux législatives. Ce qui mettrait, définitivement, terme à la thèse du Parti populaire selon laquelle la victoire de Zapatero n’est que le résultat des attentats de Madrid. Mais il pourrait aussi perdre devant le PP et dans ce cas-là, le président du gouvernement est censé convoquer des élections générales anticipées.
En tout cas, le scrutin du 27 mai compte beaucoup non seulement pour les Espagnols mais aussi pour les relations maroco-espagnoles.

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