Maroc – Premier Symposium international de la microfinance à Skhirate

 

Ce jeudi 11 octobre, s’est ouvert à Skhirate le premier symposium international de la micro-finance. En ouverture des travaux de cette rencontre, un message royal aux participants a été lu par la conseillère du souverain, Mme Zoulikha Nasri. Voici le texte intégrale de ce message

 

« Louange à Dieu,
Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons

 Mesdames, Messieurs,

C’est avec plaisir que Nous nous adressons à ce premier symposium international de la micro-finance au Maroc. Nous souhaitons la bienvenue aux participants nationaux et aux délégations étrangères, qui, par leur présence à cette rencontre, témoignent de l’intérêt qu’ils portent à un secteur dont la contribution au développement humain est mondialement reconnue et appréciée.

En plaçant ce symposium sous Notre Haut Patronage, Nous avons tenu à souligner l’importance toute particulière que Nous accordons personnellement à cette activité à vocation sociale, qui s’inscrit parfaitement dans la politique que Nous menons avec détermination pour lutter contre la pauvreté et la précarité, promouvoir les valeurs d’entraide et de solidarité, et assurer à tous les Marocains les conditions d’une vie digne et prospère.

Nous tenons à féliciter les différents intervenants dans l’organisation de ce forum, dédié notamment à la présentation des axes de la nouvelle vision stratégique du secteur de la Micro-finance à l’horizon 2020 au Maroc.

Cette stratégie, qui marquera, Nous l’espérons, une étape nouvelle dans le processus de consolidation de la Micro-finance dans le Royaume, a le mérite de redéfinir la vision du secteur en tant qu’acteur agissant dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion financière des populations défavorisées. Le programme ambitieux qu’elle préconise est de nature à consolider la position du Maroc en tant que modèle de référence dans la région en matière de microcrédits créateurs d’activités génératrices de revenus et d’emplois.

Grâce à l’implication des acteurs associatifs, aux interventions des bailleurs de fonds internationaux et aux encouragements et appuis financiers substantiels de l’Etat, cette activité, née il y a 20 ans, d’initiatives de militants de la société civile, est aujourd’hui une composante essentielle du paysage financier national. En répondant aux besoins financiers des plus démunis, elle contribue à l’élargissement du champ d’inclusion financière de l’ensemble de la population.

Ce secteur a franchi des étapes importantes dans le processus de construction d’une activité moderne et performante à travers la mise à niveau et la professionnalisation de son appareil productif et les divers dispositifs de promotion des activités génératrices de revenus et de l’initiative individuelle.

Les efforts du Maroc dans ce domaine sont reconnus à l’échelle régionale et internationale et constituent une source d’inspiration pour nombre de pays en développement, notamment arabes et africains. A cet égard, le Royaume du Maroc est disposé à mettre son expertise et son savoir-faire en la matière au service de ces pays frères avec lesquels il entretient des  relations séculaires de fraternité et de coopération.

Mesdames, Messieurs,.

La réalisation des objectifs définis dans le plan d’action décennal  est de nature à consolider le secteur de la micro-finance et à assurer sa pérennité. Ces objectifs exigent, néanmoins, que l’on garde à l’esprit les principes fondateurs qui ont contribué au succès rencontré par cette activité dont la mission essentielle est la lutte contre la pauvreté et la précarité.

Dans cette perspective, le secteur se doit de  rester fidèle à sa mission originelle qui est celle d’appuyer, financer et accompagner les porteurs de projets générateurs de revenus parmi les populations les moins favorisées.

Il importe également de prendre en compte, de manière permanente, la dimension humaine dans l’évaluation des besoins financiers afin d’élargir le cercle des opportunités et les espaces de choix qui s’offrent à la femme et à l’homme marocains.

L’efficacité des interventions du secteur passe inéluctablement par une bonne compréhension des besoins et des demandes des populations concernées, permettant ainsi de mieux cibler les bénéficiaires potentiels et d’améliorer l’éventail des produits offerts et leurs modes de distribution, notamment à travers l’utilisation de technologies innovantes.

Sur un autre plan, la poursuite de la mobilisation de l’ensemble des acteurs dans le combat pour le développement humain est un impératif majeur pour la réalisation de ces objectifs, de même que l’accélération de la professionnalisation de ce secteur de manière à améliorer son efficience et à le faire évoluer vers les meilleures pratiques financières.

Il est, par ailleurs, nécessaire de veiller à une plus grande synergie entre les différents programmes ciblant les populations démunies, pour davantage de complémentarité et d’efficacité. Nous citerons à ce propos l’Initiative Nationale de Développement Humain (INDH) qui a réalisé des résultats tangibles en matière de lutte contre la pauvreté, la marginalisation et la précarité, et dont les actions couvrent, entre autres, le financement d’activités génératrices de revenus et d’emplois.

Dans le même ordre d’idées, il revient aux pouvoirs publics de favoriser une plus grande coordination de l’action du secteur de la micro-finance avec la politique nationale de développement social et avec les politiques publiques sectorielles.

Nous appelons également le gouvernement à adopter une démarche d’écoute et de concertation avec tous les acteurs concernés afin de favoriser un environnement institutionnel et concurrentiel sain, à même de permettre un développement harmonieux du secteur de la micro-finance et d’assurer son intégration progressive dans le système financier global. Un fort appui doit ainsi être apporté à la volonté exprimée par les acteurs de la  micro-finance nationale de contribuer au développement de notre pays et particulièrement en matière de promotion de l’auto-emploi.

Par ailleurs, Nous invitons les différents intervenants nationaux et internationaux à poursuivre leur soutien aux acteurs de la micro-finance pour leur permettre de faire face aux défis et enjeux majeurs d’un monde en mutation constante. L’implication du système financier national et international dans l’accompagnement du secteur est primordiale, surtout en cette conjoncture économique difficile. Le financement de projets générateurs de revenus et d’emplois, notamment en faveur des femmes et des jeunes, est  de nature à contribuer à l’allègement des difficultés des populations défavorisées.

Mesdames, Messieurs,.

Nous nous félicitons de la tenue de ce premier symposium international de la Micro-finance au Maroc qui, Nous en sommes persuadé, constituera un forum d’échanges et de réflexion sur les questions que Nous avons évoquées dans ce Message, sur les grands enjeux de la Micro-finance, ses perspectives d’avenir, l’efficacité et la pérennité de ses actions et son rôle dans la promotion d’un  développement humain durable.

Nous souhaitons plein succès à vos travaux et un agréable séjour au Maroc aux participants étrangers à cette importante rencontre.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

 

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